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    Moyen-Orient

    Irak: près de Mossoul, les réfugiés tentent de se reconstruire

    media Les combats font rage dans l'ouest de Mossoul entre les forces irakiennes et le groupe Etat islamique, le 28 mai 2017. REUTERS/Alaa Al-Marjani

    En Irak, 163 civils qui fuyaient Mossoul ont été abattus par l'organisation Etat islamique (EI) durant la seule journée du 1er juin dernier, selon une annonce des Nations unies le 6 juin. Les combats sont de plus en plus violents au fur et à mesure de l'avancée des forces irakiennes au coeur de la ville historique, sur la rive gauche du Tigre. De l'autre côté du fleuve, les habitants de la plaine de Ninive libérée tentent de reconstruire les bases d'une vie normale. Mais les dégâts humains et physiques sont considérables.

    Avec notre envoyée spéciale à Qaraqosh, Oriane Verdier

    Dans le tribunal fédéral de Qaraqosh, à la périphérie de Mossoul, les habitants de la région se bousculent. Beaucoup viennent des zones libérées de la deuxième ville d'Irak comme Asma et Fadhia, pressées l'une contre l'autre.

    « Mon mari était en prison sous Daech [acronyme arabe de l'Etat islamique] et ils l'ont tué, raconte Asma. Je suis là pour avoir un avis de décès. Depuis 2016, je n'arrive pas à le déclarer mort ». « Moi mon fils a été blessé par balle à la tête alors qu'il rentrait du travail, explique Fadhia. Je voudrais de l'aide pour l'opérer ».

    Frappe de la coalition

    Hussain, lui, sort une fois de plus sans avoir atteint son but. Il tient dans ses mains des photos de corps meurtris et d'un bâtiment totalement détruit. « Daech nous a regroupés dans une école de Mossoul, raconte-t-il. Ensuite, le bâtiment a été touché par une frappe aérienne. Seuls mon fils et moi avons pu sortir vivants ».

    « Regardez cette photo, c'était ma fille de un an, je n'avais même pas eu le temps de déclarer sa naissance, poursuit-il. Mon autre fille avait trois ans. Elles et leur mère sont restés plusieurs semaines sous les décombres puis ont été enterrées. Moi, je veux une autorisation pour déterrer ma femme et mes filles et pouvoir les enterrer dans un cimetière convenable mais je n'y arrive pas ».

    Cette frappe aérienne a eu lieu le 13 janvier 2017. Depuis, le Pentagone a reconnu la responsabilité d'une autre frappe aérienne ayant tué 105 personnes en mars dernier. Il ne s'agit malheureusement pas d'un cas isolé.

    Les enfants particulièrement en danger

    Les enfants qui vivent une situation extrêmement dangereuse sur place. Selon l'Unicef, ils seraient 100 000 pris au piège dans la ville. Les explications de Tamara Kummer, porte parole de l'Unicef au Moyen-Orient.

    « Beaucoup d’entre eux sont pris entre deux feux et on reçoit assez régulièrement des informations sur des civils, y compris des enfants, bien sûr, qui ont été abattus ou blessés lorsqu’ils tentent de fuir les combats dans Mossoul Ouest. Et il faut savoir que ces combats s’intensifient rapidement et la vie des enfants est en jeu.

    Ceux qui arrivent dans les zones d’accueil pour les déplacés, qui réussissent à s’enfuir, sont exténués, épuisés, avec quasiment rien. Ce sont des enfants qui ont vécu des traumatismes extrêmement profonds. Des enfants qui ont vu peut-être leurs proches mourir, qui eux-mêmes peut-être ont été blessés, qui parfois ont participé aux combats, ont été portés à participer aux combats... La situation des enfants à Mossoul Ouest est extrêmement dangereuse ».

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