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    Moyen-Orient

    Isolé par les pays arabes, le Qatar s'inquiète pour ses approvisionnements

    media Doha, Qatar, le 5 juin 2017. REUTERS/Stringer

    Lundi 5 juin, l'Arabie saoudite, Bahreïn et les Emirats arabes unis ont décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar. En cause, son soutien présumé au terrorisme et ses relations diplomatiques avec l’Iran. A Doha, les conséquences directes de cette rupture n'ont pas tardé à se faire sentir.

    Dès l’annonce de la rupture des liens diplomatiques avec l'émirat, l’Arabie saoudite a fermé les bureaux de la chaîne qatarienne Al-Jazeera installée sur son sol. Quant aux citoyens qatariens des Emirats arabes unis, ils ont deux semaines devant eux pour quitter le territoire.

    « Ce sont des décisions sans précédent, qui touchent la vie quotidienne de nos concitoyens et perturbent les relations familiales qui unissent les peuples des pays du Conseil de coopération du Golfe, mais notre pays a choisi de ne pas surréagir », a déclaré le ministre quatarien des Affaires étrangères.

    « Nous ne prendrons pas de mesures de rétorsion. Nous estimons que tout problème ou crise entre pays voisins et amis doit trouver sa solution autour d’une table de négociation. Le choix stratégique de notre pays, c'est de régler toute crise par le dialogue », ajoute Mohammed Bin Abdul Rahman.

    La crainte pas forcément justifiée d'une pénurie

    L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont tous deux décidé de fermer leurs frontières avec le Qatar, le privant de passage terrestre, maritime ou aérien vers ses voisins. L'émirat du Golfe, qui importe 90 % de ses denrées alimentaires - la grande majorité passant par l’Arabie saoudite -, est ainsi isolé.

    Les autorités saoudiennes ont annoncé ce mardi qu'elles avaient annulé la licence de Qatar Airways, et que les bureaux de la compagnie en Arabie saoudite fermeraient « d'ici 48 heures ». Les employés, expatriés pour beaucoup, se verront aussi retirer leurs permis de travail et de séjour dans le royaume saoudien.

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    A cette heure-ci, rien ne dit qu’une pénurie est à venir, mais l’effet de foule a conduit à un certain vent de panique. Notre correspondante à Doha, Sabrina Bennoui, rapporte que dans certains supermarchés, les résidents se sont rués dans les rayons par précaution.

    Dissuader le Qatar de prendre l’Iran comme interlocuteur

    De surprise en surprise, un officiel iranien a même suggéré que Téhéran pouvait répondre aux besoins alimentaires du Qatar en cas de nécessité. Histoire de contourner la dépendance de l'émirat à l’égard de l’Arabie saoudite. Le Qatar n’a pas encore réagi.

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    La crise intervient deux semaines après une visite du président américain à Riyad, où Donald Trump a fustigé l'Iran, dont le rapprochement avec le Qatar exaspère ses voisins. Mais si les sanctions ont vocation à dissuader le Qatar de prendre l’Iran comme interlocuteur, elles pourraient aussi créer un rapprochement.

    → À relire : La crise diplomatique du Qatar, une aubaine pour l'Iran ?

    Crise diplomatique du Qatar : les réactions dans le monde

    Face à la nouvelle crise diplomatique qui agite le Moyen-Orient, la Ligue arabe et plusieurs pays du monde, dont les Etats-Unis, la Russie, la Turquie et l'Iran, ont appelé au dialogue. Allié de l’Arabie saoudite et du Qatar, Washington a invité les pays du Golfe à rester « unis ».

    « La France est attachée dans la région du Golfe comme ailleurs à la progression de l’intégration régionale, qui constitue un gage de stabilité, et exprime le vœu que les tensions actuelles soient résolues par le dialogue », a déclaré un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

    L'émir du Koweït a reçu un émissaire saoudien et s'est entretenu au téléphone avec le chef d'Etat du Qatar, dans une apparente médiation entre les deux pays. La Turquie, qui entretient des rapports étroits avec les monarchies du Golfe, a proposé son aide pour désamorcer la crise.

    Les ministres des Affaires étrangères de Russie et d'Iran se sont entretenus séparément par téléphone avec leur homologue qatarien et ont appelé au dialogue. L’activité diplomatique est très intense, mais il est pour l’instant difficile d’en prévoir les résultats.

     

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