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    Moyen-Orient

    Le Qatar s'adapte à la vie sous embargo

    media Doha au Qatar. REUTERS/Stringer

    Le 5 juin, trois pays du Golfe rompaient tout lien avec le Qatar. Bahreïn, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont ainsi imposé un embargo strict à Doha, l'accusant de soutenir des organisations terroristes. Le Qatar importe en effet 90% de ses besoins en nourriture. Mais à quelques jours de la fin du ramadan et des fêtes de l’Aïd, les magasins sont pleins, les étals bien achalandés.

    Avec notre correspondante à Doha, Angélique Ferat

    Les premiers jours de l’embargo, les Qatariens se sont précipités pour faire des stocks.

    Plus de la moitié des yaourts et du lait consommés au Qatar provenaient du voisin saoudien. Les tomates venaient de Jordanie, ainsi que les melons. Ils ont été remplacés par des produits turcs et iraniens. Le supermarché al-Meera affiche des étagères remplies, avec quelques nouveautés.

    Celia, une Française installée au Qatar, y fait ses courses : l’embargo touche surtout le lait et les produits frais, mais aussi « le poulet et les œufs. Déjà on voit que ce n’est plus le lait d’avant. C’est affiché "Turkist products". Les produits turcs, on ne les connaissait pas du tout. En fait, ils ont même mis la traduction pour qu’on sache à quoi ça correspond en anglais, en arabe, en hindi, en tagalog, en urdu. Là par contre, il y a encore du poulet saoudien. Ils ne l’ont pas retiré. Il y a aussi des produits qatariens avec le drapeau pour encourager les gens à la consommation de produits locaux. »

    Coût du transport pris en charge

    Des mentions auxquelles il a bien fallu s'habituer : « Au début, on ne savait pas trop. Les gens étaient un peu plus inquiets. Maintenant je pense que, comme de toute façon on reçoit les produits, il n’y a vraiment pas de quoi paniquer. »

    Pour que ces importations plus lointaines ne grèvent pas le budget des ménages, le gouvernement de Doha prend à sa charge le coût de transport. Enfin le Qatar continue à exporter par mer son gaz. L'émirat n'est pas donc asphyxié financièrement.

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