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    Moyen-Orient

    Crise dans le Golfe: parmi les griefs des voisins du Qatar, le cas al-Jazeera

    media La «newsroom» d'al-Jazira en anglais, au siège du groupe à Doha, au Qatar. REUTERS/Fadi Al-Assaad/File Photo

    Vendredi 23 juin, les Emirats arabes unis ont suggéré au Qatar de prendre «au sérieux» la liste de 13 exigences que lui ont formulées ses voisins. Parmi ces demandes, outre la révision des relations de Doha avec l'Iran, quatre pays arabes souhaitent voir al-Jazeera fermer. La chaîne qatarienne, critiquée de longue date dans la région, dénonce une atteinte à la liberté d'expression et défend son modèle.

    Le 5 juin dernier, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, l'Egypte et le Yémen ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir le terrorisme international. Depuis, ils déroulent leurs exigences.

    Pour une levée de l'embargo imposé à Doha par Riyad et ses alliés, le petit émirat gazier doit en effet se plier à une liste de doléances en 13 points. Et parmi ces demandes, plusieurs voisins arabes réclament la fin d'al-Jazeera.

    Par communiqué, le groupe télévisuel dit « déplorer » cette injonction. « Tout appel à la fermeture d'al-Jazeera n'est qu'une tentative de faire taire la liberté d'expression dans la région », explique la chaîne qatarienne.

    A-Jazeera, abrité et financé par le Qatar depuis sa création en 1996, est l'un des plus importants organes de presse au monde. C'est notamment une chaîne en arabe et une autre en anglais, qui n'en sont pas à leur première crise.

    « La fermeture, c'est au Qatar d'en décider. Mais ce n'est jamais arrivé pendant ces 20 dernières années, malgré toutes les pressions qu'il y a eues », rappelle Salah Najim, directeur de l'information pour la chaîne al-Jazeera en anglais, interrogé par notre correspondante à Doha, Angélique Ferat.

    « C'est médiéval, quelque chose qui ressemble à l'époque de McCarthy »

    La ligne éditoriale d'al-Jazira est jugée par ses détracteurs trop favorable aux islamistes. Des pays arabes, dont l'Egypte, accusent le groupe de couvrir l'information de façon biaisée, avec un parti pris pro-Frères musulmans.

    Le chef de la diplomatie des Emirats arabes unis, Anwar Gargash, a prévenu via Twitter : il est « inacceptable » selon lui que le Qatar « continue à financer des plateformes médiatiques et politiques ayant des vues extrémistes ».

    Un procès ancien, instruit par exemple après les crises de régimes de 2011. « J'étais chef des informations quand le printemps arabe a eu lieu. Tout ce que nous avons fait, c'est rapporter les informations », défend Salah Najim.

    « On a rendu compte des mêmes faits que toutes les autres chaînes de télévision, continue-t-il, peut-être plus longuement parce que nous avons la capacité à mobiliser vite sur le terrain dans cette région. »

    Et Salah Najim de dénoncer : « C'est, je pense, la première fois dans l'histoire que quatre pays demandent la fermeture d'une chaîne de télé. C'est médiéval, quelque chose qui ressemble à l'époque de McCarthy. »

    « Par notre façon de gérer l'information, nous sommes indépendants »

    « Ce qui donne une place particulière à al-Jazira, c'est que c'est l'une des chaînes les plus regardées dans la région et parmi les chaînes internationales. Cela donne plus d'impact à ce que l'on rapporte », considère M. Najim.

    Qui ajoute : « C'est pour ça qu'on est toujours sous les projecteurs. Mais nous ne sommes pas une chaîne contrôlée par le gouvernement du Qatar. Par notre charte, par notre façon de gérer l'information, nous sommes indépendants. »

    Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, le directeur de la même antenne anglophone, Giles Trendle, utilise une image parlante : selon lui, c'est comme si l'Allemagne demandait au Royaume-Uni de « fermer la BBC ».

    Reste à voir si ce modèle médiatique défrayant la chronique, entre arabisme, islamisme et libéralisme, résistera à cette charge sans précédent lancée dans le sillage du durcissement diplomatique de l'Arabie saoudite envers le Qatar.

    Un durcissement lui-même décrété après la visite remarquée de Donald Trump à Riyad, où le président américain avait enjoint les pays de la région à « se confronter avec honnêteté à la crise de l'extrémisme islamiste ».

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