GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 12 Décembre
Mercredi 13 Décembre
Jeudi 14 Décembre
Vendredi 15 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 17 Décembre
Lundi 18 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Moyen-Orient

    La FIDH dénonce le «business assez ignoble» de la société française Amesys

    media François Hollande et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi (d.) à Riyad, en Arabie saoudite, le 24 janvier 2015. REUTERS/Yoan Valat/Pool

    En France, une enquête publiée par l'hebdomadaire Télérama mercredi 5 juillet affirme que la société française Amesys, spécialisée dans la vente de systèmes de surveillance numérique, a changé de nom et d'actionnaires pour vendre ses services au nouveau pouvoir égyptien du général Abdel Fatah al-Sissi. Dans une conférence de presse, la FIDH assure que ce système d'écoute aurait coûté 10 millions d'euros, était acheté officiellement pour lutter contre les Frères musulmans, mais qu'il est aujourd'hui utilisé à large échelle. 40 000 opposants égyptiens sont dans les prisons où ils subissent des exactions multiples.

    Ce qui choque le plus la Fédération Internationale des Ligues droits de l'Homme, dans cette affaire révélée par Télérama, c'est le sentiment d'impunité de la société Amesys. Pour la FIDH, l’Egypte aujourd’hui est comme la Libye hier : un état dictatorial et autoritaire qui viole les droits de l’homme. En vendant ce système de surveillance de communications à l'Egypte, alors qu'elle est poursuivie, Amesys fait, selon l'organisation, « un pied de nez à la justice française ».

    Pour vendre son matériel, Amesys s'est installé à Dubaï sous un autre nom. Un « subterfuge », selon Patrick Baudouin, avocat et président d'honneur de la FIDH: « C'est une façon de contourner la loi, et une façon pour les autorités françaises de couvrir un business assez ignoble, en essayant de se décharger de sa responsabilité. Parce que l’Etat français essaie de faire croire qu'en laissant la société Amesys créer des structures fantoches à Dubaï ou ailleurs, qui sont censés être fournisseurs du matériel incriminé, cela permettra d'échapper aux poursuites judiciaires. Mais je pense que l’écran de fumée peut être dissipé dans le cadre d’une instruction, et que l’on reviendra à la responsabilité de la société Amesys et de ses dirigeants ».

    LA FIDH, dénonce une hypocrisie d'état. Depuis 2013, la loi française contraint les exportateurs de ces technologies à double usage, civil et militaire, à obtenir l'aval de ce que l'on appelle le Service de biens à double usage. Or, si cette structure rattachée à l'Etat n'a pas donné son aval, elle ne s'y est pas opposée non plus.

    → Lire l'article de Télérama : Amesys, les tribulations égyptiennes d'un marchand d’armes numériques français

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.