GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 15 Septembre
Samedi 16 Septembre
Dimanche 17 Septembre
Lundi 18 Septembre
Aujourd'hui
Mercredi 20 Septembre
Jeudi 21 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Entre Arabie saoudite et Qatar, les lignes aériennes sous tension

    media Un Boeing 777 de la compagnie nationale saoudienne. wikimedia cc

    L'Arabie saoudite a accusé dimanche le Qatar d'avoir empêché l'atterrissage de ses avions à Doha afin de transporter les pèlerins qatariens au grand pèlerinage musulman de La Mecque. Mercredi dernier pourtant, Riyad avait rouvert sa frontière pour permettre aux pèlerins de l'émirat d'accomplir le Hajj, ce qui avait été perçu comme un dégel dans la crise. Pourquoi ce regain de tension ?

    Dès le lendemain de l’annonce saoudienne, les premiers pèlerins du Qatar ont traversé la frontière pour se rendre à La Mecque. Mais le roi d’Arabie ne s’était pas contenté de la rouvrir le temps du pèlerinage, il avait ordonné que des avions saoudiens soient envoyés pour transporter les pèlerins de l’émirat à ses frais.

    Or, depuis le 5 juin dernier, l’Arabie saoudite, ainsi que le Bahreïn et les Emirats arabes unis, imposent un blocus aérien au Qatar, pays avec lequel les relations diplomatiques sont rompues depuis le 5 juin. Le blocus demeure donc, malgré la récente décision saoudienne.

    Mercredi dernier, tout en se félicitant de cette décision, le ministre des Affaires étrangères du Qatar la qualifiait de politique. En effet, l’Arabie peut difficilement à revendiquer la garde des lieux saints tout en empêchant les fidèles d’accomplir le pèlerinage, l’une des obligations de l’islam. Cela aurait un impact désastreux sur son image dans l’ensemble du monde musulman.

    Mais pour le Qatar, accepter que les avions saoudiens emmènent ses pèlerins sans que les avions qatariens puissent en faire autant reviendrait à entériner le blocus contre lequel il se bat depuis plus de trois mois. C’est le sens qu’il faut sans doute donner au refus opposé par le Qatar à l’atterrissage des appareils saoudiens. Et les pèlerins qatariens, pris entre deux feux, sont à la fois l’enjeu et la monnaie de cette négociation entre les deux monarchies rivales.

    L'Arabie et ses alliés - dont les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l'Egypte - ont rompu avec le Qatar qu'ils accusent de soutenir des groupes extrémistes et de s'être trop rapproché de l'Iran chiite, le grand rival du royaume saoudien sunnite.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.