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    Moyen-Orient

    Guerre contre le groupe EI en Irak: la reconquête de Tal Afar est lancée

    media Les troupes du régime irakien en route vers Tal Afar sur cette photo datant du mois de juin 2017. MOHAMED EL-SHAHED / AFP

    Dans la nuit du dimanche 20 août 2017, Haïdar al-Abadi a officialisé le début de l'offensive des troupes irakiennes contre l'un des derniers bastions de l'organisation Etat islamique, à savoir la ville de Tal Afar, dans la province de Ninive.

    Comme à chaque assaut des forces irakiennes, le Premier ministre irakien, en sa qualité de commandant en chef des forces armées, a pris la parole à la télévision, vêtu d'un uniforme militaire noir, devant une carte de l'Irak et le drapeau national. Et Haïder al-Abadi de lancer dans la nuit de samedi à dimanche « l'opération de libération de Tal Afar » contre le groupe Etat islamique.

    « Je dis aux (hommes de) Daech qu'ils n'ont pas d'autre choix que de se rendre ou d'être tués », a prévenu le chef du gouvernement irakien. « Nous avons gagné toutes nos batailles, et les (hommes de) Daech ont toujours perdu », a-t-il martelé, assurant ses troupes que « le monde entier » est à leurs côtés dans cette offensive pour sécuriser la frontière irako-syrienne.

    Un millier de jihadistes ?

    Le groupe EI domine Tal Afar, ville située à 70 km à l'ouest de Mossoul, depuis juin 2014 et sa percée de l'époque sur près d'un tiers du territoire irakien. Enclave chiite au sein de la province de Ninive région majoritairement sunnite, Tal Afar abrite la communauté turkmène. Avant l'arrivée des jihadistes, la cité comptait environ 200 000 habitants.

    « Tal Afar est une région très importante pour l'Etat islamique parce que le calife a transféré le siège principal du califat de la vieille ville de Mossoul à Tal Afar, décrypte Hamid Nasser, chercheur et spécialiste de l'Irak joint  à Bagdad. Aujourd'hui, Tal Afar représente le symbole du califat. Les habitants de Tal Afar disent que le moral de Daech est aujourd'hui en berne, et il y a pas mal de membres importants, voire des chefs de Daech qui ont pris la fuite pour rejoindre Raqqa. »

    Difficile de savoir combien de civils sont encore sur place à l'heure actuelle. Dans le sillage de la reprise de Mossoul, début juillet, les avions de l'armée irakienne et de la coalition dirigée par les Etats-Unis pilonnent la zone depuis des semaines en vue de l'offensive terrestre. Derrière le bouclier humain que constitue la population locale, les éléments jihadistes pourraient être un millier.

    Front uni entre l'Irak et la Syrie

    Selon M. Abadi, outre les différentes unités de l'armée, des polices fédérale et locale ou des unités du contre-terrorisme irakien, les « unités de mobilisation populaire » (Hachd al-Chaabi) participeront aux opérations. Cette organisation paramilitaire, dominée par les milices chiites soutenues par l'Iran, encercle depuis des mois Tal Afar à l'est, au nord et à l'ouest, la coupant de Mossoul et de la Syrie.

    Lorsque Tal Afar tombera, les autorités irakiennes entendent s'attaquer à Hawija, dans la province de Kirkouk, à 300 km au nord de Bagdad. L'EI est aussi présent dans la province d'al-Anbar, notamment dans la région d'al-Qaïm, frontalière de la Syrie. Un pays où les jihadistes font par ailleurs face à des combattants arabes et kurdes soutenus par les Etats-Unis, ainsi qu'aux troupes de Damas.

    « C'était prévu dès le début la défaite de Daech parce que c'est une formation très attachée à son idéologie, poursuit Hamid Nasser. C'est une formation qui n'est pas pragmatique : elle n'essaie pas, par exemple, de mobiliser la population sunnite. Ils sont contre tout le monde. La dispersion des membres et des chefs de Daech un peu partout en Syrie et au Moyen-Orient va les pousser à organiser et commettre des attentats, à changer de stratégie. C'est le seul recours de Daech aujourd'hui, parce qu'ils ont connu une défaite sur le terrain. Et là ils vont jouer l'invisibilité au Moyen-Orient et en Europe. »

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