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    Moyen-Orient

    Ankara achète à Moscou des systèmes antiaériens S-400

    media Système antiaérien russe S-400 en démonstration à Moscou en mai 2017. Alexander NEMENOV / AFP

    C'est une décision stratégique et qui n'est pas sans poser des questions : la Turquie vient d'annoncer qu'elle avait signé avec la Russie, un contrat « majeur » portant sur l'acquisition de missiles de défense aérienne S-400.  Des systèmes très évolués  fabriqués par Moscou, et qui viendraient équiper un pays membre de l'Otan ! C'est le choix de l'indépendance, laisse-t-on entendre au sein du pouvoir turc. Par le passé,  Ankara avait failli acheter des missiles chinois, ce qui avait fait couler beaucoup d'encre au sein de l'alliance.

    Il y a quatre ans, premier coup de semonce, les Turcs avaient annoncé leur intention d'acheter des missiles chinois HQ-9 pour la défense de leur territoire. Levée de bouclier de l'Otan, qui s'interrogeait à l'époque sur la compatibilité de ces missiles au sein de l'architecture de défense de l'Alliance. A présent, Ankara, confirme l'achat de missiles russes S-400. Les mêmes que ceux qui sont déployés dans l'enclave russe de  Kaliningrad, en Crimée ou bien encore en Syrie.

    Ces batteries de missiles permettent de « sanctuariser » de larges territoires, créant des bulles de protections constituées de radars et de missiles de 400 km de portée qui ne peuvent être pénétrés qu'au prix de lourdes pertes. Moscou a développé ces systèmes (S-300 et S-400) afin de contrer la puissance expéditionnaire occidentale, aprés l'épisode du Kosovo en 1999, où les Russes n'avaient pas pu s'opposer aux bombardements de l'Otan.

    Alliances et dépendances

     A l'avenir, et en fonction de leur nombre, les S-400 pourraient constituer la colonne  vertébrale de la défense aérienne turque, renforçant la position de  Moscou comme un allié stratégique dans la région. Chaque semaine des navires russes transitent par le Bosphore. De son côté, la Turquie compte sur la Russie pour ses approvisionnements en gaz. La destruction par la chasse turque en 2015 d'un chasseur-bombardier russe opérant en Syrie a été vité oubliée.

    Depuis, Ankara s'est agacé du soutien américain aux milices kurdes syriennes. Au printemps dernier, les marines russes et turques ont participé à des manoeuvres militaires communes en mer Noire. Et, en juillet dernier, la participation turque aux exercices de l'Alliance en mer Noire a été timide. L'Otan stocke toujours des armes nucléaires sur ses bases en Turquie, mais a perdu pas mal d'interlocuteurs militaire turcs de haut niveau dans les purges qui ont suivi le coup d'état avorté de 2016.

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