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    Moyen-Orient

    Yémen: «le pays est totalement dévasté»

    media Des manifestants montrant des photos de victimes des bombardements saoudiens devant le bureau de l'ONU à Sanaa. Le 29 août 2017. REUTERS/Khaled Abdullah

    Au Yémen, un nouveau bombardement attribué aux rebelles houthis a fait plusieurs morts, dont quatre enfants âgés de 7 à 15 ans, au sud de Taëz, dans le sud-ouest du pays. Une région encore en proie aux bombardements alors que le conflit dure depuis trois ans sans intervention manifeste de l’Organisation des Nations unies.

    Vendredi 15 septembre, trois enfants de 6 à 12 ans ont été tués dans la ville de Taëz, assiégée par les Houthis. Les bombardements menés par la coalition saoudienne ont fait plusieurs morts civils dans la région de Marib, dénonce le Haut Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU qui appelle toutes les parties à la retenue dans un communiqué ce mardi.

    Depuis mars 2015, le conflit a fait quelque 8 400 morts, 48 000 blessés, et provoqué une grave crise humanitaire, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce bilan inclut à la fois des combattants et des civils.

    La Yéménite Amal Basha dirige une ONG de droits de l'homme, elle ne peut pas retourner à Sanaa, mais suit de près la situation. Elle espère que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU mettra en place une commission d'enquête internationale et indépendante à la fin de sa session le 29 septembre.

    Toujours pas d’enquête internationale indépendante

    De passage à Paris, Amal Basha a décrit, au micro de RFI, l'état dans lequel les Yéménites doivent survivre.  « Le pays est totalement dévasté. Les gens vivent comme dans une prison. Ceux qui veulent s'enfuir ne peuvent le faire que par la frontière saoudienne. Mais beaucoup de Yéménites ne veulent pas y aller, sauf ceux qui soutiennent le président Hadi. Les combats continuent à Taëz, mais à Aden, c'est fini, les Houthis se sont retirés, Aden est maintenant la capitale temporaire du Yémen. Maintenant, on a cette division entre les Saoudiens, les Emiratis et les Qatariens, et chaque pays soutient un groupe armé. »

    De son côté, l'organisation Human Rights Watch (HRW) a déploré lundi que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, réuni à Genève, ne soit pas tombé d'accord jusqu'ici pour l'ouverture d'une enquête internationale indépendante sur les violations des lois de la guerre au Yémen.

    Les Saoudiens accusés

    « Le Yémen est un pays pauvre, poursuit Amal Basha. Malheureusement, il est détruit par un des pays les plus riches du monde, l'Arabie saoudite. Ce pays a des intérêts économiques et de coopération avec de nombreux autres pays, en particulier en ce qui concerne le commerce des armes. Donc personne ne veut mettre à mal ces relations économiques ou perdre ses propres intérêts. C'est vraiment malheureux de voir que lorsqu'on veut parler protection des civils ou des droits de l'homme, les considérations économiques l'emportent, et que personne ne veut s'engager. » 

    Le conflit oppose depuis trois ans des rebelles houthis, alliés à l'ex-président Ali Abdallah Saleh et qui contrôlent principalement le nord du Yémen, à des forces progouvernementales, aidées notamment par l'Arabie saoudite et qui se sont regroupées dans le sud.

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