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    Moyen-Orient

    [Reportage] Kurdistan irakien: fin de campagne, Barzani défend son référendum

    media Drapeaux rouge, blanc et vert, aux couleurs du Kurdistan, les partisans de Massoud Barzani sont venus écouter, ce vendredi 22 septembre le dernier discours de leur président avant le vote lundi. RFI/Richard Riffonneau

    La campagne pour le référendum sur l’indépendance du Kurdistan vient de s’achever ce vendredi soir 22 septembre. Un immense rassemblement a eu lieu à Erbil en présence du président Barzani qui a martelé son intention de tenir le vote, lundi prochain, malgré les pressions internationales qui le poussent à l’annuler. Reportage.

    Avec notre envoyée spéciale à Erbil,  Murielle Paradon

    Le stade d’Erbil est plein à craquer. La foule agite des drapeaux rouge, blanc et vert, aux couleurs du Kurdistan. « Le référendum n’est plus entre mes mains, il est entre les vôtres » lance à la tribune le président Massoud Barzani.

    La foule applaudit. Imane, une jeune femme au maquillage prononcé, soutient l’indépendance, fière de son identité kurde. « On veut la nationalité kurde, on veut un passeport kurde, un visa kurde, pour voyager, pas un passeport irakien, Bagdad c’est fini », dit-elle.

    Le divorce est consommé avec le pouvoir central de Bagdad. Surtout depuis que le gouvernement irakien a décidé en 2014 de ne plus verser sa part de budget au Kurdistan. La région est étranglée, comme l’explique Mohammed Daoudi, un fonctionnaire.

    « Dites-leur chez vous qu’on nous a pris le lait de nos enfants, le pain, la source de la vie, le salaire des employés. Le gouvernement irakien a fait deux fois pire que l’ancien régime baassiste. Alors vous ne pensez pas qu’on a droit à notre Etat ? », lance-t-il.

    Mohammed se dit choqué par l’attitude de la communauté internationale qui s’oppose au référendum. Lui ira voter coûte que coûte lundi pour l’indépendance du Kurdistan.

    Ecouter aussi : Kurdistan irakien: une autonomie est-elle possible? (Débat du jour)


    La crainte d'un conflit entre Erbil et Bagdad

    Les kurdes irakiens expatriés commencent à voter ce samedi. Le vote dans la région se tiendra lui dans deux jours. Un soulagement pour beaucoup de Kurdes qui jusqu'à vendredi redoutaient son annulation.

    Avec notre correspondante à ErbilOriane Verdier

    Le référendum aura  bien lieu ce lundi. C'est ce qu'a annoncé le président kurde Massoud Barzani lors d'un discours célébrant la fin de la campagne du référendum pour l'indépendance du Kurdistan irakien.
     
    Cette annonce a été suivie de cris de joies et de klaxons. Il faut dire que la tenue de ce vote à été sans cesse remise en question ces dernières semaines. La communauté internationale avait demandé son report afin de permettre de meilleures négociations entre Erbil et Bagdad. La capitale irakienne a pour sa part annoncé qu'elle ne permettrait pas la fragmentation de son territoire.
     
    Derrière les cris de joie, la campagne pour le référendum laisse une atmosphère de peur planer au nord de l'Irak. Les habitants du Kurdistan irakien craignent qu'un conflit ouvert n'éclate entre Erbil et Bagdad. Les deux gouvernements se disputent notamment la propriété de Kirkouk, importante ville pétrolière à la frontière du territoire délimité par les Kurdes.

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