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    Référendum au Kurdistan irakien: la Turquie menace d’imposer des sanctions

    media Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'exprime sur le référendum d'indépendance du Kurdistan irakien, à Istanbul, le 25 septembre 2017. REUTERS/Murad Sezer

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan, vivement opposé au référendum d'indépendance au Kurdistan irakien, a annoncé lundi 25 septembre une prochaine fermeture de la frontière terrestre avec cette région d'Irak et menacé de stopper les exportations pétrolières via la Turquie.

    « Cette semaine, des mesures seront prises. Les entrées et sorties » à la frontière entre la Turquie et l’Irak « seront fermées », a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d'un colloque à Istanbul. Le président turc réagit à l’organisation par le Kurdistan irakien d’un référendum sur l’indépendance.

    Le pétrole, principal moyen de pression

    « Voyons par quels canaux et où le [Kurdistan irakien] vendra son pétrole. Les vannes sont chez nous. Une fois que nous fermons les vannes, ce travail est terminé », a-t-il ajouté en guise de menace d'un arrêt des exportations pétrolières, une mesure susceptible d'asphyxier l'économie de la région.

    Quelque 550 000 des 600 000 barils/jour produits par le Kurdistan irakien sont en effet exportés via un oléoduc qui débouche dans le port turc de Ceyhan sur la Méditerranée, dans le sud de la Turquie. Or, selon un récent rapport de la Banque mondiale, ces revenus pétroliers représentent l'essentiel des ressources du Kurdistan irakien, qui n'a pas su diversifier ses ressources.

    Des conséquences pour la Turquie

    Une telle mesure de rétorsion ne serait toutefois pas sans dommage pour le pouvoir turc lui-même, relèvent des experts. « La question n'est pas de pouvoir mais vouloir. Jusqu'à quel point la Turquie est-elle prête à aller pour empêcher qu'il y ait un État kurde à ses frontières ? », s'interroge Ruba Husari, spécialiste du pétrole irakien. « Si la Turquie est sérieuse dans ses menaces, elle peut bien sûr empêcher l'exportation du pétrole du Kurdistan ». Mais cela reviendrait alors à tirer « un trait » sur un juteux commerce.

    Outre les droits par baril transporté, Ankara tire profit de l'accord signé autrefois entre l'Irak et la Turquie, qui permet à la compagnie publique turque Botas de s'approvisionner en pétrole irakien via cet oléoduc. Enfin, les revenus de la vente du pétrole du Kurdistan sont déposés dans une banque turque avant d'être transférés aux Kurdes, selon un accord entre Erbil et Ankara.

    « Pas de compromis »

    Des considérations que Recep Tayyip Erdogan se refuse apparemment à prendre en compte. « Nous prenons toutes les mesures nécessaires aux niveaux politique, économique et sécuritaire. Il n'y a aura pas de compromis » a-t-il asséné. Peu auparavant, le Premier ministre turc Binali Yildirim avait affirmé que le gouvernement turc examinait les différentes sanctions possibles en réponse au référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien, tout en écartant une éventuelle action militaire.

    « Avant qu'il ne soit trop tard, nous prendrons des mesures en ce qui concerne l'espace aérien et la gestion de nos frontières », a-t-il dit. Il a aussi et surtout affirmé que la Turquie considérerait désormais le gouvernement de Bagdad - et non Erbil - comme son unique interlocuteur légitime. Dimanche déjà, il considérait le référendum comme « illégitime, nul et non avenu ».

    « opérations ciblées »

    Alors que le Parlement turc a renouvelé samedi pour un an le mandat qui permet à l'armée d'intervenir en Irak et en Syrie, le Premier ministre a assuré qu'Ankara ne « part pas en guerre », mais pourrait mener « des opérations ciblées contre les éléments terroristes » susceptibles de constituer une menace sécuritaire pour la Turquie.

    Depuis l’annonce de l’organisation de ce référendum par les Kurdes d’Irak, la Turquie a exprimé à de nombreuses reprises son opposition catégorique à ce scrutin. Les autorités turques craignent que la création d'un Etat kurde en Irak ne renforce les velléités séparatistes de sa propre minorité kurde dans le sud-est du pays, théâtre d'une rébellion sanglante depuis 1984.


    Le Parlement irakien menace d'envoyer l'armée dans le Kurdistan

    En réaction à la tenue lundi du référendum d'indépendance au Kurdistan, le Parlement irakien exige l'envoi de l'armée dans les zones disputées dont les forces kurdes ont pris le contrôle depuis l'invasion américaine de 2003. Les régions en question sont la très riche province pétrolière de Kirkouk et également, des secteurs de la province de Ninive, de Dyala et de Salaheddine (au nord de Bagdad). A l'heure actuelle, l'armée n'a pas encore fait mouvement mais, constitutionnellement, le gouvernement est contraint de se conformer à ce vote.

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