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    Moyen-Orient

    Référendum au Kurdistan irakien: après l’enthousiasme, l’incertitude

    media Les forces irakiennes anti-terroristes, les Swat, à Kirkouk, lundi 25 septembre 2017, lors du référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien. REUTERS/Thaier Al-Sudani

    Le président du Kurdistan Massoud Barzani a réussi son pari : le référendum sur l'indépendance de cette région autonome de l’Irak s'est tenu et a été largement suivi. Selon le porte-parole de la commission électorale, près de trois électeurs sur quatre se sont rendus aux urnes : 72,6 % exactement. Ce taux de participation le montre, les Kurdes ont participé avec enthousiasme à ce scrutin.

    Un moment historique : c’est ce qu’ont senti Murielle Paradon et Richard Riffonneau, nos envoyés spéciaux, dans les bureaux de vote et dans les rues d’Erbil, lundi 25 septembre 2017, où les partisans du « oui » ont fait la fête, le soir, à coups de klaxons et de feux d’artifice.

    Les Kurdes d’Irak ont célébré la séparation d’avec le régime de Bagdad, rappelant les souffrances endurées par les Kurdes sous Saddam Hussein et, plus récemment, le fait que le gouvernement irakien leur ait coupé leur budget. Ils ne veulent plus être rattachés à l’Irak mais avoir leur propre Etat.

    Une partie des Kurdes s’est tout de même abstenue d’aller voter. Elle pense que ce n’était pas le bon moment d’organiser un référendum pour l’indépendance car le Kurdistan est trop faible économiquement et n’a pas de soutien international - la plupart des pays étaient opposés au vote.

    Beaucoup de questions en suspens

    Massoud Barzani, le président de la région autonome du Kurdistan, a dit plusieurs fois qu’il n’était pas question de déclarer l’indépendance au lendemain du scrutin. Il y a beaucoup de questions à résoudre, notamment la question des frontières. Pour cela il faudra négocier avec Bagdad, même si cela prend des années, a dit Massoud Barzani.

    Une escalade entre Bagdad et les Kurdes est à craindre si le gouvernement irakien refuse de discuter. Cette possibilité est à envisager vu l’hostilité montrée par Bagdad ces dernières heures. Le parlement irakien a réclamé lundi 25 septembre l’envoi de troupes dans les zones disputées entre le gouvernement central et le Kurdistan, comme à Kirkouk où un couvre-feu a été instauré lundi soir à l’issue du vote, par peur de violences entre communautés.

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