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    Moyen-Orient

    Cisjordanie: un Palestinien tue trois Israéliens près de la colonie de Har Adar

    media Les forces de sécurité et les secours israéliens à l'entrée de la colonie d'Har Adar en Cisjordanie, ce mardi 26 septembre 2017: un Palestinien a ouvert le feu sur des militaires et des gardes privés, causant trois morts. Thomas COEX / AFP

    Un Palestinien a ouvert le feu ce mardi matin 26 septembre à l'entrée de la communauté d'Har Adar, en Cisjordanie. Trois Israéliens ont été tués : un militaire et deux gardes d'une compagnie de sécurité privée.

    Avec notre correspondant à JérusalemGuilhem Delteil

    Il était un peu moins de 7 heures, ce mardi matin 26 septembre 2017, quand l'assaillant s'est présenté à l'une des entrées d’Har Adar. Un groupe de Palestiniens travaillant dans cette colonie était alors en train de passer les contrôles de sécurité pour se rendre sur leur lieu de travail.

    L'homme de 37 ans s'est mêlé à eux mais, selon la police, il a « éveillé la suspicion » des forces de sécurité qui lui ont demandé de s'arrêter. L'homme a alors sorti un pistolet de sa veste et ouvert le feu sur les agents israéliens, avant d'être abattu.

    Fait rare, l'auteur de cette attaque avait lui-même un permis pour travailler dans les colonies. Il n'était donc pas considéré comme dangereux par les agences de sécurité israéliennes. Le processus pour obtenir un tel permis est strict et peu de Palestiniens en disposant ont mené des attaques.

    La police a renforcé les mesures de sécurité autour de la colonie mais aussi dans Jérusalem. Elle craint que cette attaque n'en inspire d'autres, en pleine période de fêtes juives. La principale célébration du calendrier juif, Yom Kippour, commence vendredi soir 29 septembre et, attire beaucoup de pèlerins et visiteurs à Jérusalem.

    Au sein de la coalition israélienne, certains réclament plus de fermeté

    A l'ouverture du conseil des ministres ce matin, Benyamin Netanyahu s'est voulu prudent. « Nous enquêtons encore sur cet événement et ces implications » a déclaré le Premier ministre, assurant seulement que la maison de l'assaillant serait détruite et que les permis de travail dans les colonies ou en Israël accordés aux membres de sa famille ont été révoqués.

    Mais le chef du gouvernement se trouve une fois de plus sous la pression de sa droite. Plusieurs membres de sa coalition estiment qu'il n'est désormais plus possible d'envisager la relance du processus de paix voulue par Donald Trump.

    Aux yeux du ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, le monde doit avant tout « exiger que l'Autorité palestinienne cesse de souffler sur les flammes de la terreur ». Quant à Bezalel Smotrich, député du parti nationaliste religieux Le Foyer juif, il estime lui qu'il faut couper court à l'espoir des Palestiniens de pouvoir parvenir à un accord négocié.

    Côté palestinien, le Fatah du président Mahmoud Abbas estime que « Israël est le seul responsable des réactions des Palestiniens aux crimes de l'occupation ». Quant au Hamas, il salue « un nouveau chapitre dans l'Intifada de Jérusalem ». Une déclaration jugée « déplorable » par le représentant des Nations unies.

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