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    Moyen-Orient

    Egypte: des fans de rock arrêtés pour avoir brandi des drapeaux arc-en-ciel

    media Drapeau arc-en-ciel, symbole de la lutte pour les droits des LGBTQI, dont les homosexuels. Getty Images

    En Egypte, sept personnes ont été arrêtées en début de semaine et accusées de « pousser au stupre » pour avoir brandi des drapeaux arc-en-ciel durant une soirée musicale. L’affaire a été qualifiée de scandale homosexuel et agite les médias classiques aussi bien que les réseaux sociaux, en Egypte.

    De notre correspondant au Caire,

    L’affaire a commencé par un concert donné par le groupe libanais de rock alternatif مشروع ليلى (Mashrou’Leila), dont le chanteur Hamed Sinno, surnommé « le Freddie Mercury arabe », a publiquement revendiqué son homosexualité.

    Quelques jeunes agitent des drapeaux arc-en-ciel durant la soirée donnée dans la banlieue résidentielle de Tagamoa Khamis. Des photos et des vidéos qui passent sur le Net sont aussitôt dénoncées comme « le scandale des invertis ». Des chaînes de télé dénoncent la tentative de « pervertir la jeunesse ».

    Un député proche du pouvoir demande alors une réunion urgente du Parlement pour faire face à la « conspiration étrangère ». Le procureur ouvre une enquête. La police déploie d’énormes moyens et elle finit par arrêter sept personnes pour « incitation au vice et au stupre ».

    « Maladie honteuse »

    Ce qui n’aurait pu être qu’un fait divers a suscité des réactions passionnées, parce qu’en Egypte comme dans la plus plupart des pays arabes, l’homosexualité est socialement rejetée en tant que « maladie honteuse » et « islamiquement » comme un crime dont le châtiment va jusqu’à la peine de mort.

    Le groupe Etat islamique avait d’ailleurs diffusé sur le Net des vidéos de condamnés pour homosexualité précipités du haut des immeubles conformément à la doctrine salafiste. Toutefois, l’Egypte, qui avait calqué sa législation sur le droit français, ne prévoit aucune peine puisque l’homosexualité n’est pas catégorisée comme crime.

    En revanche, l’incitation au vice et la prostitution sont considérés comme des délits et c’est généralement sous ces chefs d’accusation que les homosexuels présumés sont traduits en justice.

    « Incitation au vice et prostitution »

    Ce n’est pas la première fois que les autorités égyptiennes s’en prennent aux homosexuels. En 2015, une trentaine de personnes avait été arrêtée dans un hammam populaire près de la gare du Caire. Ils avaient été filmés à moitié nus et dénoncés comme des « diffuseurs de sida » par un programme télévisé.

    Après avoir été emprisonnés et avoir subi des examens médicaux invasifs, les accusés avaient fini par être innocentés par la justice.

    Mercredi 27 septembre 2017, un tribunal du Caire a condamné à six ans de prison un jeune homme accusé « d’incitation au vice et prostitution », « un inverti qui assistait au concert de Mashrou’Leila », précisent des journaux.

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