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    Moyen-Orient

    [Reportage] Fatah-Hamas: un rapprochement sur fond de crise humanitaire

    media Les eaux usées rejetées dans la mer ont des taux de pollution 4 à 6 fois supérieurs aux normes de l'Organisation mondiale de la santé. © Guilhem Delteil / RFI

    Pour la première fois en plus de deux ans, le gouvernement de l’Autorité palestinienne doit revenir à Gaza lundi 2 octobre. Au terme d’un accord conclu il y a deux semaines entre Fatah et Hamas, les deux principaux partis palestiniens, l’exécutif doit reprendre la gestion des affaires dans la bande de Gaza - un territoire contrôlé depuis 10 ans par le Hamas. Le mouvement islamiste est sous pression : il doit faire des concessions pour faire face à une crise humanitaire. Reportage.

    Avec nos envoyés spéciaux à Gaza, Hassan Jaber et Guilhem Delteil

    Sur le toit de sa maison, Ghassan al Qeshaoui a installé deux bassins de pisciculture, plusieurs dizaines de salades et des plantes. L’eau circule en circuit fermé : les excréments des uns servent de fertilisant aux autres qui à leur tour purifient l’eau retournant vers les poissons.

    Cet ingénieur hydrologue est spécialiste du traitement des eaux usées et il porte un regard alarmiste sur la situation dans la bande de Gaza. Les quatre stations d’épuration ne fonctionnent plus que quelques heures par jour et les eaux usées sont rejetées à la mer, avec des taux de pollution très élevés.

    « Maintenant, ils rejettent à la mer de l’eau très peu traitée. Elle a un taux de 300 milligrammes par litre alors que la norme est de 50 à 70 milligrammes par litre », explique l'ingénieur.

    Désormais, toutes les plages de Gaza sont polluées et Ghassan al Qeshaoui ne va plus se baigner dans la mer.

    Mohamed tient une petite cafétéria sur l’une des plages de la bande de Gaza. Cette pollution, ce sexagénaire l’observe de manière quotidienne. « L’odeur n’est pas supportable. Surtout lorsqu’ils ouvrent les vannes des eaux usées. En général, c’est le soir, quand les gens viennent prendre le frais. Ils viennent manger chez moi, mais l’odeur n’est pas soutenable et ils s’en vont. »

    Sur une plage déserte, une mère de famille regarde ses enfants se baigner. Pourtant, l’un de ses neveux est tombé malade après avoir été nager. « Ils veulent tout le temps aller se baigner. C’est comme un bonbon en chocolat. On ne peut leur interdire. » Cette mère de famille vient tous les jours à la plage avec ses enfants. Sans électricité, son domicile dans la journée est une étuve.

    Des enfants s'amusent dans les vagues, mais l'eau polluée peut rendre malade. © Guilheim Delteil / RFI

    (Re) lire  : Le rapprochement Fatah-Hamas va-t-il se concrétiser?

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