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    Réconciliation palestinienne: que vont devenir les fonctionnaires du Hamas?

    media Des membres des forces de sécurité rattachés au Hamas pendant la visite du Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, à Gaza, le 2 octobre 2017. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

    Les deux grands partis palestiniens, Hamas et Fatah, se retrouvent au Caire, ce mardi 10 octobre, pour poursuivre les discussions en vue d’une réconciliation. Les deux formations ont entamé un rapprochement qui a conduit au retour du gouvernement de l’Autorité palestinienne dans la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis dix ans. Mais beaucoup de points restent à discuter, comme la question de l’avenir des fonctionnaires du Hamas maintenant que l’Autorité palestinienne reprend la gestion des affaires.

    Avec notre envoyé spécial à Gaza, Guilhem Delteil et Hassan Jaber

    Moatassem Al Menawi est le directeur des relations publiques du ministère de l’Education dans la bande de Gaza. Ce haut fonctionnaire était dix ans durant salarié du Hamas, au pouvoir dans l’enclave. Et il ne cache pas une certaine inquiétude quant à son avenir. « Pour être honnête, nous avons peur qu’ils licencient tous les employés actuels du ministère. Mais nous espérons que cela ne se produira pas », explique-t-il.

    Le Hamas a actuellement 43 000 salariés. De son côté, l’Autorité palestinienne dispose de ses propres fonctionnaires, qui pour beaucoup ne travaillent plus depuis la prise de pouvoir du Hamas. Ce sont ces deux administrations qu’il faut fusionner.

    Ghazi Hamad est vice-ministre des Affaires étrangères, l’un des cadres du mouvement islamiste. « C’est l’un des points clés pour la réussite du processus de réconciliation. Ces fonctionnaires ont passé dix ans à travailler pour la sécurité, la stabilité ou la prospérité de la société gazaouie. Ce n’est pas juste de leur dire qu’ils doivent désormais rentrer chez eux », estime-t-il.

    A (RE)LIRE → Gaza : le long chemin de la réconciliation palestinienne

    Un comité technique a été mis en place pour étudier les dossiers de chacun des fonctionnaires et décider de leur future affectation. Un défi de taille, mais réalisable, assure Ghazi Hamad qui a fait partie de précédentes équipes de négociations. « Je sais que ce n’est pas facile, mais je pense qu’on peut régler cette question. Sur le plan financier comme administratif. Je pense que ce n’est pas si compliqué », assure-t-il.

    Au ministère de l’Education, Moatassem Al Menawi aimerait conserver ses fonctions actuelles. Mais si le comité technique lui demande de quitter son bureau, il assure qu’il acceptera la décision. « Si elle n’est pas basée sur des motifs politiques », précise-t-il.

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