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    Décryptage avec nos invités, Liesl Louw Vaudran et Stéphanie Wolters, de l'Institut d'études et de sécurité de Pretoria -ISS-, Daniel Compagnon, professeur à l'Institut d'études politiques de Bordeaux (Centre d'études d'Afrique noire), Jean-Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, et nos envoyés spéciaux à Harare et correspondants régionaux.

    Moyen-Orient

    A Kirkouk, une guerre qui ne dit pas son nom

    media Les forces irakiennes dans Kirkouk, le 16 octobre 2017. REUTERS

    Trois semaines après la tenue d'un référendum au Kurdistan irakien le 25 septembre dernier qui a exacerbé les tensions entre Bagdad et Erbil, les forces irakiennes ont repris en un peu plus de 24 heures aux combattants kurdes la majeure partie des territoires qu'ils avaient conquis, et notamment plusieurs secteurs situés au sud de Kirkouk. Ce n'est pas vraiment la guerre, mais cela y ressemble beaucoup.

    Ce lundi 16 octobre, les forces gouvernementales ont marché vers le Kurdistan irakien, et notamment vers la province de Kirkouk. L'opération fait suite à un ultimatum lancé par Bagdad aux peshmergas, le 13 octobre dernier, leur demandant de se retirer sur leurs positions d'avant 2014.

    Profitant de la déliquescence de l'armée irakienne qui a fui devant les jihadistes de l'organisation Etat islamique, les combattants kurdes ont pris le contrôle de nombreuses localités, et notamment de Kirkouk. Historiquement, la ville est kurde, fait valoir le gouvernement d'Erbil. « Faux », rétorque Bagdad. La province est en tout cas extrêmement riche en pétrole.

    Mais Bagdad n'accepte plus que l’entourage du président du gouvernement du Kurdistan, Massoud Barzani, négocie directement des contrats d’exploitation avec des compagnies pétrolière étrangères. En signant directement avec Exxon Mobil, Chevron, Total ou encore Gazprom, sans passer donc par l’aval de l’Etat central irakien, les dirigeants kurdes tentent, de fait, de constituer un secteur énergétique indépendant. Et cela, le gouvernement central de Bagdad ne peut l'accepter. Le gouvernement d'Erbil en effet serait ainsi capable, grâce aux recettes considérables tirées de la vente de pétrole, de fonctionner en totale indépendance vis-à-vis de Bagdad.

    Des territoires disputés

    Le territoire autonome kurde reconnu par la Constitution irakienne de 2005 s'étend sur 75 000 km2 dans le nord de l'Irak et réunit pas moins de 5,5 millions d'habitants. Mais pour les Kurdes, on est loin du compte. Lorsque l'armée irakienne a fui devant l'organisation Etat islamique, les peshmergas ont progressivement fait main basse sur la ville de Kirkouk et ses environs, ainsi que sur d'autres régions comme celles situées dans les provinces de Ninive, Diyala et Salah ad-Dine (nord de Bagdad)

    Les forces irakiennes ont pris ce lundi le contrôle du gouvernorat de Kirkouk, que les combattants kurdes ont abandonné. Ce soir, seul le drapeau irakien flotte sur la ville. Les forces armées de Bagdad se sont également rendues maîtres de la North Oil Company, au nord-ouest de Kirkouk, ainsi qu'une raffinerie voisine. Les troupes irakiennes se déploient d'autre part dans le gisement pétrolier de Baba Gourgour, non loin de là, et dans la raffinerie de la North Oil. Les forces armées irakiennes ont repris aussi assez rapidement l'aéroport militaire. Tout cela pratiquement sans coup férir, tout au plus une dizaine de morts et d'une soixantaine de blessés.

    Si des tirs d'artillerie ont éclaté dans la nuit de dimanche à lundi, il y a eu assez peu d'affrontements. L'essentiel de ces régions étaient aux mains de l'Union patriotique du Kurdistan, dirigée par feu Jalal Talabani, le rival traditionnel de Massoud Barzani et son Parti démocratique du Kurdistan. Les peshmergas de l'UPK ont préféré se retirer de ces positions disputées plutôt que de d'ouvrir le feu sur les soldats irakiens.

    L'UPK du clan Talabani d'ailleurs n'était pas vraiment favorable à la tenue du référendum, jugé illégal par Bagdad, préférant négocier son indépendance avec le gouvernement central. Il a été contraint en quelque sorte de suivre le train qu'avait lancé son rival du PDK. Aujourd'hui, les divergences entre les deux grands partis kurdes se sont accentuées encore plus.

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