GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 14 Novembre
Mercredi 15 Novembre
Jeudi 16 Novembre
Vendredi 17 Novembre
Aujourd'hui
Dimanche 19 Novembre
Lundi 20 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • COP23: la communauté internationale s'accorde pour évaluer en 2018 ses émissions de CO2
    Moyen-Orient

    Raqqa, capitale du groupe Etat islamique en Syrie, est tombée

    media Les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) font le signe du V en guise de victoire contre l'EI. Raqqa, le 17 octobre 2017. REUTERS/Rodi Said

    La coalition internationale anti-jihadiste, mais aussi l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ont annoncé ce mardi 17 octobre 2017 la fin de l'emprise territoriale du groupe Etat islamique à Raqqa, en Syrie. Les jihadistes ont été « totalement » chassés de leurs dernières poches de résistance en ville.

    Les Forces démocratiques syriennes (FDS) annoncent la fin des opérations à Raqqa. Cette milice, dominée par les Kurdes de Syrie, combat au sol depuis des mois pour reprendre la ville à l'organisation Etat islamique, avec l'appui de la coalition anti-jihadiste dirigée par les Etats-Unis.

    Les combattants des FDS dressent ce mardi 17 octobre 2017 le drapeau blanc près du principal complexe hospitalier de la ville. REUTERS/Erik De Castro

    Quatre mois de bataille pour une reconquête totale de la ville de Raqqa

    Les FDS parlent d'opérations de ratissage qui se poursuivaient à la mi-journée, pour débusquer d'éventuelles cellules dormantes et déminer la ville. Ce mardi, le stade municipal et l’hôpital de Raqqa ont été reconquis. Il s'agissait des deux derniers sites où étaient retranchés des jihadistes.

    Selon les Forces démocratiques syriennes, il ne restait que des jihadistes étrangers et leurs familles dans ces deux réduits à Raqqa. Aucune information n'est disponible pour l'instant sur leur sort. Selon l'OSDH, 3 250 personnes auraient perdu la vie dans la bataille, dont 1 130 civils. Khaled Issa, représentant en France des Kurdes syriens, salue « une victoire contre le terrorisme ». Il tient à rendre hommage « aux filles et garçons qui se sont battus sur le terrain, courageusement, qui ont fait beaucoup de sacrifices », mais aussi « à toutes les forces démocratiques », dont la France qui, rappelle-t-il, a été « le premier Etat à apporter son soutien » aux combattants Kurdes.

    Les FDS ont également reçu une aide conséquente des Etats-Unis. L’aviation américaine a assuré un soutien à leurs opérations terrestres. En mai, Washington a commencé à leur livrer des armes légères dont des fusils AK-47 et des véhicules, ce qui a provoqué l’irritation de la Turquie, qui considère les FDS comme étant une couverture pour les Unités de protection du peuple, qui ne sont, à ses yeux que la branche syrienne du PKK, le mouvement indépendantiste kurde, qu’elle considère comme terroriste. Ankara n’a toutefois pas réussi à convaincre Washington de trouver un autre partenaire pour reprendre Raqqa.

    Raqqa est tombée plusieurs fois depuis le soulèvement de 2011 en Syrie. Ce sont d'abord les rebelles opposés à Bachar el-Assad qui, en 2013, ont pris le contrôle de cette ville de la vallée de l'Euphrate. Mais quelques mois plus tard, un mouvement jihadiste chassait toutes les autres factions pour s'installer.

    Raqqa, le 16 octobre 2017. REUTERS/Erik De Castro

    Joug de l'organisation Etat islamique d'un côté, bombardements de l'autre

    Ce groupe, qui allait imposer une domination sans partage, c'était l'organisation Etat islamique en Irak et au Levant, qui deviendra le groupe Etat islamique. Il étendra son califat autoproclamé de part et d'autre de la frontière syro-irakienne, et attirera sur place des milliers de jihadistes étrangers.

    Décapitations, amputations et flagellations publiques, tel aura été le règne de la terreur à Raqqa, bastion qui aura aussi servi de base arrière pour planifier les attentats de novembre 2015 à Paris. La ville aura par ailleurs affronté les bombardements répétés de la coalition internationale.

    La prise d'assaut par les combattants arabo-kurdes des FDS aura pris des mois, coûtant la vie à un nombre indéterminé de civils. Une grande incertitude plane désormais sur la reconstruction comme sur l'administration future de la cité qui, il faut le préciser, ne retombe pas aux mains du régime de Bachar el-Assad.  Les Kurdes syriens entendent bien administrer eux même les territoires qu'ils ont conquis et les intégrer à un futur système fédéral en Syrie. Khaled Issa affirme que « Raqqa sera dirigée par le Conseil civil de Raqqa, constitué de toutes les forces présentes : les forces sociales, tribales, toutes les ethnies » présentes dans la ville.

    → À relire : La perte de Raqqa ne signifie pas la mort de l'EI selon Cédric Mas

    Qui sont les YPG ?

    Aux côtés du drapeau jaune des FDS hissé dans le stade de la ville, l’emblème des Unités de protection du peuple, la milice kurde des YPG, flotte dans les rues de Raqqa. C’est l’une des composantes majeures des Forces démocratiques syriennes.

    Crées en octobre 2015, elles comptent quelque 30 000 hommes et femmes dans leurs rangs : 5 000 Arabes musulmans et chrétiens, quelques Turkmènes et 25 000 Kurdes. Tous sont originaires des régions du nord de la Syrie, qui échappent au contrôle du régime de Bachar al Assad.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.