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    Moyen-Orient

    La traque des jihadistes français au Moyen-Orient se poursuit

    media Des avions de l'armée française, de type Rafale, volent en direction de la Syrie, pour participer à la coalition antijihadiste contre les infrastructures du groupe Etat islamique. AFP PHOTO / ECPAD

    Aprés la chute de Raqqa, l'armée française se prépare au retour éventuel en France de jihadistes du groupe Etat islamique (EI), a déclaré jeudi le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser. « C'est une crainte de les voir revenir sur le territoire national », a-t-il dit lors d'une présentation des moyens de l'armée de Terre à Versailles-Satory. Les autorités françaises estiment à prés de 2000 le nombre de Français impliqués ces dernières années dans les filières jihadistes au Moyen-Orient dont 700 en tant que « combattants » dans la zone Irako-Syrienne. Une note confidentielle de l'anti-terrorisme (UCLAT) révélée début septembre estimait à 265 le nombre de jihadistes français morts après avoir rejoint les rangs de l'EI.

    La reprise de Raqqa est loin de constituer la fin de la bataille pour le contre-terrorisme français. Dans cette ville sont passés de nombreux français jihadistes depuis 2013. Certains sont morts comme Boubakar El Hakim, une des figures de la mouvance « en charge des opérations extérieures », éliminé par une frappe de drone.

    Le sort d'Abdelilah Imiche, l'ancien légionnaire devenu l'un des commandants de l'EI est plus incertain. Fabien Clain, lui aussi passé par Raqqa et qui avait revendiqué dans un enregistrement les attentats de Paris, n'a plus laissé de message sur internet depuis fin août.

    Si les frappes françaises ont débuté en 2015, la ville n'a été encerclée par les forces kurdes qu'à l'été 2017. Le week-end dernier les derniers combattants jihadistes ont vraisemblablement profité du flux des réfugiés pour quitter la ville. Dans les décombres des immeubles visés par la coalition, l'identification des corps sera difficile.

    Selon nos informations, les survivants qui ont réussi à fuir vers le Sud sont désormais traqués par les services occidentaux. « Ils vont devoir se cacher dans des zones moins urbanisées dans la vallée de l'Euphrate jusqu'à la frontière irakienne » fait remarquer  un expert.

    Environ 220 jihadistes français ont toutefois rejoint la France depuis 2 ans, rappelle une source proche du ministère de l'Intérieur, qui souligne  que « les batailles de Mossoul et Raqqa n'ont pas donné lieu à des retours massifs ».

    Le risque de voir des combattants de l'EI aguerris réapparaître en Europe n'est pas exclu par le ministère des Armées, mais il redoute aussi une dissémination de leur savoir-faire terroriste.

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