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    Moyen-Orient

    Kurdistan irakien: les partis politiques kurdes plus divisés que jamais

    media Le drapeau de l'Irak flottant de nouveau au-dessus de la ville de Kirkouk, le 16 octobre 2017 (photo d'illustration). REUTERS/Stringer

    Voilà bientôt un mois que les Kurdes irakiens se rendaient aux urnes dans le cadre d'un référendum d'indépendance interdit par le gouvernement fédéral. En réponse à cet affront, Bagdad commence par imposer un blocus aérien sur la région autonome. Puis en début de semaine le couperet tombe. En 48 heures, les forces irakiennes se redéploient dans des territoires que la région kurde et le gouvernement fédéral se disputaient. Et alors que les combattants kurdes peshmerga pleurent ces pertes, les partis politiques de la région autonome, au bord de l'implosion, se rejettent la responsabilité de ce qu'ils décrivent comme une « catastrophe ».

    Avec notre correspondant à Erbil,  Wilson Fache

    C'est en fait la quasi-totalité des territoires grignotés par les Kurdes depuis 2003 qui retombent dans le giron de Bagdad. Une défaite historique pour les Kurdes qui a encore exacerbé les tensions entre les deux grands partis traditionnels. D'un côté, on a le Parti démocratique du Kurdistan (le PDK), qui est au pouvoir, et qui accuse l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) d'avoir passé un accord pour livrer Kirkouk à Bagdad.

    Et de l'autre côté de l'abîme qui sépare désormais les deux partis, on estime en revanche que la responsabilité repose sur les instigateurs du referendum, le PDK. On l'accuse de fausses promesses, on l'accuse d'avoir joué au poker avec l'avenir du Kurdistan, et d'avoir échoué.

    Bref, les Kurdes ont à peu près perdu la moitié de leurs territoires et dans les zones qu'ils leur restent, les politiciens ont rarement été aussi divisés. Ce qui est très révélateur, c'est quand on demande à des responsables politiques kurdes qui est responsable de la crise actuelle, personne ne cite Bagdad, ils pointent systématiquement du doigt le parti adverse. Selon un parlementaire kurde indépendant, ce qu'il faut ce n'est pas en une révolution armée contre Bagdad, mais une révolution politique au sein même du Kurdistan.

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