GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
Mercredi 21 Août
Jeudi 22 Août
Aujourd'hui
Samedi 24 Août
Dimanche 25 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Moyen-Orient

    Sous pression, les Kurdes irakiens contraints au recul

    media La confrontation avec Bagdad affaiblit le président du Kurdistan irakien Massoud Barzani (g), ici le 6 octobre 2017. SHWAN MOHAMMED / AFP

    Sous pression des forces irakiennes, les autorités de la région kurde autonome font marche arrière. Elles proposent de « geler » le résultat du vote d’indépendance du 25 septembre dernier alors que le « oui » l’avait largement emporté. Les autorités kurdes irakiennes proposent aussi un cessez-le-feu et un « dialogue ouvert » avec Bagdad.

    C’est un constat d’échec pour les dirigeants du Kurdistan autonome irakien. Un échec sur le terrain d'abord, car l’armée irakienne a repris le contrôle de pratiquement tous les territoires disputés entre Bagdad et les Kurdes. Il y a encore eu des combats violents mardi 24 octobre.

    Un échec économique aussi, puisque ces territoires perdus par les Kurdes, dans la région de Kirkouk, sont particulièrement riches en pétrole et qu’aujourd’hui la région autonome risque l’asphyxie.

    Un échec politique également, parce que les tensions entre les grands blocs politiques rivaux du Kurdistan ont éclaté au grand jour. Echec diplomatique enfin, puisque les puissances occidentales n’ont pas apporté le soutien que les Kurdes escomptaient.

    Le poids des milices de la mobilisation populaire

    Bagdad n’a pas encore répondu à la proposition de « gel des résultats du référendum » formulée par les dirigeants du Kurdistan autonome. Mais on remarque que les milices chiites de « la mobilisation populaire » ont déjà rejeté l’offre kurde. Selon le porte-parole de ces unités paramilitaires, le gel du référendum proposé par les Kurdes n’a « aucune valeur », car c’est l’annulation pure et simple du référendum qui est exigée par le gouvernement irakien.

    Cette réponse venue des milices chiites avant la réponse officielle du Premier ministre irakien Haider al-Abadi en dit long sur le poids dans l’Irak d’aujourd’hui de ces groupes paramilitaires soutenus et parfois entraînés par l’Iran. On a vu les membres de la mobilisation populaire en mouvement ces derniers jours pour reprendre le contrôle des fameuses « zones disputées » qui étaient auparavant aux mains des peshmergas, les combattants kurdes.

    Quels scénarios ?

    Bagdad peut désormais être tenté de pousser l’avantage, en continuant par exemple d’exiger l’annulation du référendum d’indépendance. Pour les autorités centrales, ce qui se passe aujourd’hui a des allures de revanche : en 2014, l’armée irakienne avait reculé face au groupe Etat islamique dans le nord du pays, alors que les peshmergas kurdes, eux, tenaient bon et s’emparaient au passage des fameuses zones disputées.

    Mais d’un autre côté, Bagdad est sous pression de ses alliés qui souhaitent un règlement de la crise par la négociation. Lundi à Bagdad, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a ainsi rappelé que dans cette dispute les Etats-Unis avaient des amis « des deux côtés ».

    Le président du Kurdistan autonome Massoud Barzani apparaît en tout cas affaibli par cette confrontation avec Bagdad. Il a défié Bagdad, mais aussi la Turquie et l’Iran, deux pays voisins qui rejettent avec force l’idée d’un Kurdistan indépendant dans la région. Ce faisant, Massoud Barzani a pris le risque d’isoler la région autonome qu’il préside.

    Le référendum et ses conséquences ont aussi fait éclater au grand jour les divisions politiques entre Kurdes. C’est en raison de ces tensions que des peshmergas affiliés à l’UPK et donc opposés au PDK de Massoud Barzani se sont retirés sans combattre la semaine dernière face aux forces irakiennes.

    Le Kurdistan autonome et son président traversent aujourd’hui une période d’incertitude politique. On a appris mardi 24 octobre le report des élections législatives et présidentielle prévues la semaine prochaine au Kurdistan irakien.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.