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    Moyen-Orient

    L'Irak suspend ses opérations contre les Kurdes pour 24h

    media Un véhicule militaire irakien dans un champ pétrolier dans les environs de Kirkouk, le 17 octobre 2017. REUTERS/Alaa Al-Marjani

    En réponse aux volontés indépendantistes de la région du nord de l’Irak, les forces irakiennes ont repris le contrôle par les armes de presque l’intégralité des territoires disputés entre Erbil et Bagdad. Mais ce vendredi 27 octobre, le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a ordonné d’arrêter l’avancée des troupes afin d’ouvrir la voie à la négociation.

    Avec notre correspondante à Erbil, Orianne Verdier

    Il était devenu primordial de poser les armes. Si aux premiers jours de l’offensive irakienne, les peshmergas avaient battu en retraite, les combattants kurdes étaient décidés cette fois-ci à ne pas abandonner certains points stratégiques.

    Il y a tout d'abord le poste-frontière entre l’Irak et la Syrie, très proche également de la Turquie. Fichkhabour est non seulement un point de passage commercial entre les trois pays, mais c’est également par là que passe l’oléoduc ralliant l’Irak à la Turquie.

    Autre point important, Makhmur. Les peshmergas refusaient de laisser cette grande base militaire qui se trouve seulement à une petite heure au sud d’Erbil. La rage des combats aidant, nombre de généraux des forces irakiennes ou des milices chiites ont affirmé ces derniers jours vouloir remonter jusqu’à la capitale du Kurdistan irakien.

    Bref, il était devenu irrémédiable d’ouvrir enfin les négociations. Bagdad ne prend de toute façon pas beaucoup de risques : depuis le premier jour de l’offensive, le Kurdistan irakien a perdu la moitié de ses ressources pétrolières et donc économiques. Plus grave encore, les autorités kurdes ont perdu leur honneur aux yeux de leur population. Après des mois de communication enflammée pour mener leur peuple à l’indépendance, elles ont abandonné en quelques heures les territoires pour lesquels tant de pères, de frères et de fils de familles kurdes s’étaient sacrifiés.

    → (RE)LIRE : Sous pression, les Kurdes irakiens contraints au recul

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