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    Moyen-Orient

    Loi sur le «Grand Jérusalem»: les ministres israéliens se prononcent

    media La colonie de Maale Adumim située à l'est de Jérusalem, en Cisjordanie, territoire occupé par l'armée israélienne depuis 50 ans. Reuters/Ammar Awad

    Ce dimanche 29 octobre, une commission de ministres israéliens doit se prononcer sur un projet de loi controversé : la loi dite du « Grand Jérusalem » présentée par des membres du Likoud, le parti du Premier ministre Benyamin Netanyahu, vise à inclure des colonies de Cisjordanie où vivent 150 000 Israéliens dans les limites de la municipalité de la ville trois fois sainte. Des colonies qui sont illégales au regard du droit international. Si selon le texte ces colonies seront simplement « adjointes » à Jérusalem tout en préservant une certaine autonomie, pour ses détracteurs il ne s'agit que d'une annexion déguisée de pans entiers de territoires palestiniens et qui favorisera l'expansion israélienne. Plusieurs fois reporté, l'examen de ce projet de loi était attendu par les colons. Reportage.

    Avec notre envoyée spéciale à Maale Adumim,  Marine Vlahovic

    Avec ses rangées de maisons coiffées de toits rouges, son centre commercial ou encore ses écoles, Maale Adumim pourrait presque ressembler à une paisible ville de banlieue.

    Benny Kashriel est le maire de cette colonie israélienne de 40 000 habitants, fondée en 1975 en Cisjordanie occupée. Et il attend beaucoup du projet de « loi sur le Grand Jérusalem ». « C'est une déclaration politique, estime-t-il. Car les habitants de Maale Adumim souhaitent depuis longtemps faire partie légalement d'Israël. Et c'est l'une des premières étapes pour vivre sous souveraineté israélienne. »

    Un premier pas vers l'annexion de pans entiers de la Cisjordanie, c'est exactement ce que dénoncent les détracteurs de ce texte. Car l'inclusion des colonies israéliennes dans les limites de Jérusalem est symbolique. Elles conserveront leurs municipalités et donc une certaine autonomie.

    Pour Ron Maman, qui vit à Maale Adumim depuis sept ans, cela ne va pas changer son quotidien. « Je n'étais même pas au courant, mais ça me paraît bien. Ça ne changera pas grand-chose pour moi, mais ça permettra de montrer au monde que Maale Adumim fait partie d'Israël et de Jérusalem. »

    En cas d'adoption ce dimanche en commission ministérielle, le projet de loi sera présenté devant le Parlement israélien.


    « Un régime d’apartheid »

    Pour Daniel Seideman, militant anti-colonisation, il s’agit d’une annexion qui va dans le même temps faire que des quartiers palestiniens de Jérusalem-Est, la partie occupée et annexée par Israël, ne feraient plus partie intégrante de la ville.

    « Ce à quoi nous assistons, c’est à l’incorporation de grandes ou petites colonies situées en Cisjordanie, dans le périmètre de la municipalité de Jérusalem, qui est un organe israélien. Il s’agit de facto d’une annexion. Et non seulement ce projet de loi va autoriser le rattachement de colonies à Jérusalem, mais il va aussi exclure plus de 100 000 Palestiniens qui vivent à Jérusalem-Est et qui ne seront plus inclus dans la ville. Ils vivront dans des sortes de Bantoustans autonomes, sans pouvoirs. Cela va créer une situation géopolitique où on aura des concentrations de personnes différentes, avec des nationalités différentes, et chacun aura des droits différents. Cela va rapprocher encore l’Etat israélien d’un régime d’apartheid. C’est donc quelque chose de grave. Netanyahu avait tenté de proposer un projet similaire en 1998, il n’avait pas réussi. Mais aujourd’hui il table sur le fait que Trump est à la Maison Blanche, et qu’il peut faire ce qu’il veut. »

    (Re) lire : Colonisation: l'ONG israélienne La Paix maintenant dénonce une année record

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