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    Moyen-Orient

    L’Arabie saoudite demande à ses ressortissants de quitter le Liban

    media La démission du Premier ministre libanais Saad Hariri a mis le feu aux poudres. REUTERS/Mohamed Azakir

    Ce jeudi 9 novembre, l'Arabie saoudite a appelé ses ressortissants à quitter « le plus vite possible » le Liban, quelques jours après l'annonce de la démission surprise de son protégé, Saad Hariri, du poste de Premier ministre libanais. Une source au ministère des Affaires étrangères, citée par l'agence officielle SPA, a également appelé les Saoudiens à ne pas se rendre au Liban, en évoquant sans autre précision « la situation » dans ce pays. Le président français Emmanuel Macron a annoncé qu'il se rendait jeudi soir à Riyad pour une visite surprise pour évoquer notamment la situation du Liban.

    Généralement, quand un pays demande à ses ressortissants de quitter un pays où ils sont installés, ce n’est jamais bon signe. La guerre est même une éventualité citée par les médias saoudiens tant la situation entre le Liban et l’Arabie saoudite est de plus en plus délicate et volatile.

    Le Liban a mis de longues années à pouvoir se doter d'un président et d'un Premier ministre pour pouvoir faire fonctionner ses institutions. La défection, annoncée à Riyad, du Premier ministre libanais, laisse un vide difficile à remplir dans un pays où les équilibres communautaires sont très fragiles.

    L'incertitude règne entre le Liban et l'Arabie saoudite Franck Mermier, directeur de recherche au CNRS et spécialiste du Liban 09/11/2017 - par Toufik Benaichouche Écouter

    Beyrouth a réclamé ce jeudi le retour d'Arabie saoudite de Saad Hariri et refuse pour le moment cette démission. Mais le Premier ministre démissionnaire, qui a aussi la nationalité saoudienne, a invoqué la « mainmise » de l'Iran et de son allié au Liban, le Hezbollah, sur les affaires intérieures du pays.

    Reste que le Liban n'est plus réellement gouvernable, à moins de nommer un successeur dans l'immédiat. Pour plusieurs spécialistes, les tambours de guerre sont peut-être en train de résonner. L'Arabie saoudite ne cache pas qu'elle cherche à limiter l'influence du Hezbollah et de l'Iran, tout comme d'ailleurs le voisin immédiat du Liban: Israël, pour qui le Hezbollah et l'Iran sont de vrais cauchemars.


    A Beyrouth, les spéculations vont bon train

    Avec notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan

    A Beyrouth, on vit pendu aux nouvelles depuis la démission de Saad Hariri. C’est la sidération, le flou total, et les spéculations vont bon train : le Premier ministre démissionnaire va-t-il rentrer ? Est-il prisonnier à Riyad ?

    Tony, un ingénieur, en est persuadé : « Je pense qu'il a été kidnappé, ils lui ont fait lire un communiqué. J'ai toujours voulu être optimiste pour le Liban, mais je sens que ça ira mal. Moi ce qui m'inquiète, c'est le fait que deux puissances régionales pensent la bataille ici, dans tous les cas l'Arabie est en train d'essayer de faire ça ».

    Cette nouvelle crise intervient alors qu’on se félicitait d’avoir enfin retrouvé une forme de stabilité au cours des derniers mois. Rami est résigné, fataliste : « Les gens sont fatigués : la situation économique est déjà difficile, il n’y a jamais de répit dans le pays. Ce qui se déroule dépasse nos dirigeants, c’est quelque chose de régional. Que Dieu nous vienne en aide ! »

    Des appels a l’apaisement ont été lancés par plusieurs dirigeants, notamment par le président Michel Aoun. Cela n’empêche pas Antoinette d’être inquiète : «  On est tous stressés ! S’il se passe quelque chose, on va payer le prix pour des disputes extérieures. Avant, pendant la guerre, il y avait des obus, on descendait avec les enfants aux abris. Mais là, s’il y a quelque chose… On ne sait pas ce qui nous attend, nous les Libanais. C’est pour ça que j’ai peur.  »

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