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    Moyen-Orient

    L'OIAC et quatre Etats occidentaux accusent Damas d'une attaque chimique

    media La localité de Khan Cheikhoun, en Syrie. AFP

    Une attaque présumée au sarin est survenue fin mars en Syrie, cinq jours avant l'attaque meurtrière de Khan Cheikhoun qui a fait plus de 80 morts, accusent Washington, Paris, Londres et Berlin. Cette attaque serait le fait du régime de Bachar el-Assad, selon le communiqué signé par les quatre Etats.

    Selon l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), une attaque au sarin dans la ville d'Al-Latamné en Syrie a « probablement eu lieu » le 30 mars, juste une semaine avant l'attaque de Khan Cheikhoun et à seulement 15 kilomètres de distance. Pour les quatre chefs de la diplomatie française, allemande, britannique et américaine, « l'attaque décrite porte les marques du régime syrien ».

    Dans le même temps, les quatre ministres appellent à renouveler la mission d'enquête internationale sur les armes chimiques en Syrie, dont le mandat se termine le 16 novembre. Ce que Moscou, allié et protecteur du régime en place en la Syrie, refuse. La Russie fait valoir que le rapport des enquêteurs est truffé d'approximations et utilise des expressions comme « probable », « possible » ou « vraisemblable ».

    Surtout, la Russie dénonce le fait que les enquêteurs ne se soient jamais rendus sur place. Elle réclame donc la composition d'une nouvelle équipe d'enquêteurs et le gel du rapport des enquêteurs sur Khan Cheikhoun. Pour Moscou, l'utilisation des armes chimiques est le fait des rebelles syriens et des jihadistes. Autrement dit, on est loin d'un consensus sur la question.

    Dans un rapport, des experts de l'ONU et de l'OIAC ont estimé, le 26 octobre dernier, que le régime de Damas était bien responsable de l'attaque de Khan Cheikhoun. Le 4 avril, un raid aérien avait frappé cette petite ville contrôlée par des rebelles et des jihadistes dans la province d'Idleb, faisant 83 morts selon l'ONU, au moins 87 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Le régime syrien a toujours nié toute implication.

    Syrie: l’ONU accuse Damas de bombardements chimiques

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