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    Moyen-Orient

    Le Hezbollah accuse Riyad d'avoir demandé à Israël d'attaquer le Liban

    media Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah libanais, s'est exprimé à la télévision libanaise, le 10 novembre 2017. REUTERS/Aziz Taher

    Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah a accusé vendredi l'Arabie saoudite de «  détenir  » le Premier ministre libanais Saad Hariri, qui avait annoncé la semaine dernière sa démission surprise à Riyad. Les proches de Hariri et une grande partie de la classe politique sont persuadés qu'il est détenu en résidence surveillée, contrairement à ce qu'affirmait ce vendredi 10 novembre à Paris le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian.

    Le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, accuse l’Arabie Saoudite sans détour. Le chef du mouvement chiite libanais affirme que Riyad a demandé à Israël de frapper le Liban. La tension est à son comble depuis la démission de Saad Hariri, le Premier ministre libanais. Toujours selon le chef du Hezbollah, Hariri serait retenu contre son gré en Arabie saoudite.

    Lisant un discours diffusé par la chaîne à capitaux saoudiens Al-Arabiya, Saad Hariri avait démissionné en invoquant la « mainmise » de l'Iran et de son allié au Liban, le Hezbollah, sur les affaires intérieures du pays. Le chef du Hezbollah a une nouvelle fois assuré que le chef du gouvernement libanais avait été « obligé » par les Saoudiens à présenter sa démission, et à « lire un texte écrit par eux ».

    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a fait part aujourd'hui de sa « grande inquiétude » face à la crise politique au Liban, assurant multiplier les « contacts » pour éviter une « escalade aux conséquences tragiques ».

    Ce qu'il y a de plus dangereux, et qui ne nous fait certainement pas peur, c'est inciter Israël à frapper le Liban. Ceci n'est pas une analyse, mes frères et sœurs et tous les Libanais qui écoutent : je ne suis pas en train d’analyser une situation, je parle de faits.
    Hassan Nasrallah 10/11/2017 - par RFI Écouter


    L'Iran, ennemi commun d'Israël et de l'Arabie saoudite

    Les propos d'Hassan Nasrallah n'ont pas été commentés pour le moment en Israël. Officiellement, le pays n'entretient pas de relation diplomatique avec l'Arabie saoudite. Mais il existe une convergence de point de vue qui les rapproche.

    Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

    C'est un motif récurent de satisfaction pour Benyamin Netanyahu. En septembre dernier, à l'occasion du Nouvel An juif, le Premier ministre israélien avait assuré que les « contacts avec les pays arabes n'ont jamais été aussi florissants ». Et c'est avant tout avec les autorités de Riyad qu'ils se sont améliorés.

    Car Israël et l'Arabie saoudite partagent une inquiétude commune. Ils dénoncent le rôle de l'Iran au Moyen-Orient, jugé déstabilisateur. Et depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, lui aussi farouche opposant à la République islamique, les émissaires américains ont multiplié les navettes entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

    L'allié de l'Iran qui inquiète le plus Israël est bien le Hezbollah. Le gouvernement et les responsables sécuritaires redoutent que le mouvement libanais sorte renforcé du conflit en Syrie. L'aviation israélienne a d'ailleurs bombardé à plusieurs reprises sur le territoire syrien des stocks d'armes pouvant être transférés au Hezbollah.

    « Israël se défendra avec l'entière force de nos armes et les pleins pouvoirs de nos convictions » a déclaré Benyamin Netanyahu à l'ONU il y a deux mois. Mais pour l'instant, le pays s'est gardé de toute initiative qui entraînerait une escalade.

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