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    Moyen-Orient

    Malgré l’embargo, l’émir du Qatar juge que son pays ne s’est jamais mieux porté

    media Pour l'émir Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, la crise dans le Golfe pourrait durer sans que le Qatar ne soit affecté. L'émir du Qatar s'exprime devant assemblée consultative appelée Majlis al-Choura, à Doha, le 14 novembre 2017. Qatar News Agency/Handout via REUTERS

    Le Qatar affirme qu'il se joue de l'embargo imposé par plusieurs de ses voisins il y a cinq mois. Dans un discours, devant l'Assemblée consultative du pays, l'émir Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani affirme que son pays ne s'est jamais mieux porté.

    Devant le Parlement consultatif du pays, l'émir du Qatar a littéralement tourné en dérision l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et les autres pays arabes qui ont décrété un boycott contre Doha il y a cinq mois. « Le Qatar se porte mille fois mieux sans (eux) », a déclaré Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani devant les membres du Majlis ach-Choura, le Conseil consultatif.

    Le 5 juin dernier, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient rompu leurs relations diplomatiques et fermé leurs frontières avec le petit émirat gazier en l'accusant de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l'Iran. Des accusations que rejette le Qatar, affirmant que ses adversaires cherchaient à mettre sa politique étrangère « sous tutelle ». La crise dure depuis sans perspective de solution malgré des tentatives de médiation koweïtienne et américaine.

    Le Qatar, lui, ne semble pas s'en inquiéter. Grâce aux plans d'urgence que l'émirat a mis en place, la crise pourrait durer sans que son pays soit en difficulté, affirme Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani. Il faut cependant continuer à être vigilant, prévient l'émir. C'est pourquoi plusieurs projets sont en cours pour garantir la sécurité alimentaire du pays.

    Avec la mise en application du boycott, le Qatar s'est retrouvé du jour au lendemain obligé d'improviser pour s'approvisionner en denrées alimentaires et consommables. Le pire n'a pu être évité que grâce à l'aide de la Turquie, de l'Espagne et surtout de l'Iran. Alors que les adversaires du Qatar lui reprochaient d'être trop proche de Téhéran et le sommaient de rompre avec lui, c'est donc exactement l'effet inverse que le boycott a produit.

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