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    Moyen-Orient

    Liban: Saad Hariri promet de rentrer dans les deux jours, la diplomatie s’active

    media Emmanuel Macron (d) avec le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil (g), à l'Elysée, le 14 novembre 2017. REUTERS/Francois Mori

    Le Premier ministre libanais Saad Hariri, qui se trouve en Arabie saoudite depuis qu'il a annoncé sa démission à Riyad le 4 novembre, a affirmé ce mardi 14 novembre sur Twitter qu'il se portait bien et qu'il rentrerait au Liban dans les deux prochains jours.

    C’est la première fois depuis qu’il se trouve en Arabie saoudite que Saad Hariri annonce par Twitter son retour à Beyrouth dans les deux prochains jours. Généralement très actif sur ce réseau social, le Premier ministre démissionnaire ne s’était manifesté sur Twitter qu’à deux reprises depuis le 4 novembre : une fois pour publier une photo de lui avec le nouvel ambassadeur saoudien à Beyrouth, une seconde fois alors qu’il était reçu par le roi Salman, rappelle notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.

    Alors que les autorités libanaises jugent « anormales » les conditions dans lesquelles il se trouve en Arabie saoudite, Saad Hariri appelle ses amis et partisans au calme. Il ajoute que sa famille est « chez elle en Arabie saoudite, le royaume du bien ». Cette mention à la famille intervient alors que le Liban, qui craint que son Premier ministre ne soit victime d’un chantage, réclame son retour avec son épouse et ses enfants qui vivent habituellement à Riyad.

    Un peu plus tôt, le patriarche de l’Eglise maronite a affirmé que Saad Hariri allait « très prochainement rentrer au Liban ». Bechara Raï, qui effectue une visite historique en Arabie saoudite, a pu s’entretenir avec le Premier ministre. La rencontre entre les deux hommes n’a duré qu’une demi-heure, ont fait remarquer des journalistes libanais qui accompagnent le patriarche maronite.

    Intense activité diplomatique

    Depuis l'annonce de sa démission, le cas Hariri génère une intense activité diplomatique. Ce mardi encore, missionné par le président Michel Aoun, le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil a rencontré à Paris Emmanuel Macron. « On traverse une situation qui n’est pas normale qu'on cherche à régler par le biais des relations bilatérales qui sont très bien entre le Liban et l’Arabie saoudite », a déclaré à la presse Gebran Bassil. Un règlement qui doit passer par le retour rapide de Saad Hariri au Liban, affirme-t-il.

    Lors d'un entretien télévisé dimanche 12 novembre, le chef du gouvernement démissionnaire avait déjà affirmé compter rentrer dans son pays « dans les prochains jours » afin de remettre sa démission à Michel Aoun, comme l'exige la Constitution. « Ce qui nous importe, c’est qu’il soit au Liban, libre, sans mêler les autres à nos affaires, parce que c’est comme ça que l’on protège le pays », a affirmé Gebran Bassil à Paris. Pour le ministre libanais des Affaires étrangères, « les Libanais sont frustrés et c’est leur dignité qui est touchée ».

    La France en première ligne

    Preuve que la France se sent particulièrement concernée par l'affaire, le Premier ministre Edouard Philippe a appelé aujourd'hui devant l'Assemblée nationale à ce que Saad Hariri « puisse retourner librement dans son pays pour clarifier sa situation conformément à la Constitution libanaise ». La veille, depuis Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait déjà exprimé l'inquiétude de la France. « Nous sommes soucieux de sa stabilité [du Liban], nous sommes soucieux de son intégrité, nous sommes soucieux de la non-ingérence et nous sommes soucieux de la Constitution libanaise », avait-il insisté.

    Le chef de la diplomatie française doit s'entretenir ce mercredi avec Mohammed ben Salman au sujet de la crise libanaise. Le 9 novembre, Emmanuel Macron avait lui-même effectué une visite éclair à Riyad pour rencontrer le tout puissant prince héritier. Dimanche, c'est avec le secrétaire général des Nations unies António Guterres qu'il avait discuté du dossier libanais. Les deux hommes ont convenu de faire le point ce mercredi en marge du sommet de Bonn consacré à la COP 23.

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