GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 12 Décembre
Mercredi 13 Décembre
Jeudi 14 Décembre
Vendredi 15 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 17 Décembre
Lundi 18 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Les Saoudiennes pourront également conduire des motos et des camions à compter de juin 2018 (autorités)
    • Un fort séisme de magnitude 6,5 a frappé l'île de Java faisant trois morts et sept blessés (autorités)
    Moyen-Orient

    Après le gel de la démission d'Hariri, que nous réserve le Liban désormais?

    media Le Premier ministre libanais Saad Hariri, s'adressant à des supporters venus se masser devant chez lui à Beyrouth, le 22 novembre 2017. REUTERS/Mohamed Azakir

    Le Premier ministre libanais a une nouvelle fois créé l’événement en annonçant, mercredi 22 novembre 2017, la suspension de sa démission formulée le 4 novembre dernier depuis Riyad. Saad Hariri a lancé un vibrant appel au dialogue et à la modération dans son pays, tiraillé par l'affrontement régional entre l'Iran et l'Arabie saoudite. Le rôle décisif du président de la République Michel Aoun et des interventions étrangères dans ce « déminage » politique est souligné par la presse.

    Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

    Le jour du 74e anniversaire de l'indépendance libanaise, mercredi, Saad Hariri s’est offert un bain de foule devant chez lui à Beyrouth, dans le sillage de l'annonce de la suspension de sa démission à la télévision.

    Le Premier ministre est allé saluer des milliers de ses partisans venus le féliciter pour son retour dans la capitale libanaise, après 18 jours passés en Arabie saoudite dans des circonstances floues.

    Le dernier acte d'une journée marathon pour le fils de Rafiq Hariri. Quelques heures plus tôt, Saad Hariri, de confession sunnite, était apparu aux côtés du président chrétien Michel Aoun, et du chef du Parlement, le chiite Nabih Berry.

    Tous trois ont participé ensemble au défilé militaire organisé pour la fête nationale. Puis le Premier ministre s'en est allé discuter au palais présidentiel avec le chef de l'Etat, qui l'a donc convaincu de suspendre sa démission.

    micro-trottoir
    A Beyrouth, les Libanais donnent leur avis sur le retour spectaculaire de Saad Hariri au pays 23/11/2017 - par Nicolas Feldmann Écouter

    Les manœuvres qui ont permis ce revirement

    A Beyrouth, après ce revirement inattendu du chef du gouvernement, promesse d'un possible dénouement, le rôle décisif du président est clairement souligné par tous les médias.

    Michel Aoun a convaincu son Premier ministre, en arguant de la nécessité de procéder à de vastes concertations nationales pour discuter des arguments avancés par ce dernier au moment de rendre le tablier, le 4 novembre.

    On parle aussi de « démarches intensives entreprises par Emmanuel Macron, avec Michel Aoun et les dirigeants américains, saoudiens, israéliens et égyptiens », souligne le site du quotidien francophone L’Orient-Le Jour.

    Le rôle central de Paris est détaillé par le quotidien Al-Akhbar, qui a annonçait dès mercredi une initiative franco-égyptienne. La France et l'Egypte auraient manœuvré pour le maintien de Saad Hariri à la tête du gouvernement libanais.

    Le Premier ministre libanais Saad Hariri, en compagnie de l'ambassadeur iranien à Beyrouth, Mohammad Fathali, mercredi 22 novembre 2017. REUTERS/Aziz Taher

    Distancier le Liban des conflits régionaux

    Al-Akhbar, journal proche du Hezbollah, croit savoir que les présidents Emmanuel Macron et Abdel Fattah al-Sissi se sont secrètement rencontrés pour accorder leurs violons sur la question libanaise.

    Le quotidien Annahar abonde dans le même sens. Le gel par Saad Hariri de sa démission exprimerait une volonté régionale et internationale de calmer le jeu au Liban, selon ce journal proche de l’Arabie saoudite.

    Alors, le Liban a-t-il définitivement surmonté la crise provoquée par la démission surprise de Saad Hariri ? La tension a sensiblement baissé mais le règlement définitif dépend du résultat des concertations à venir.

    Michel Aoun, dans les prochains jours, doit s'entretenir avec les principaux dirigeants du pays. Objectif de ces assises : distancier le Liban des conflits régionaux. Plus facile à dire qu’à faire, vu le fossé qui sépare Riyad et Téhéran.


    ■ « C’est déjà pas mal, pour une grande partie des Libanais »

    Si Saad Hariri a décidé de geler sa démission, c'est pour éviter une crise institutionnelle et politique à son pays. A quoi faut-il s'attendre désormais ? Eléments de réponse avec Ziad Majed, professeur des études du Moyen-Orient à l'université américaine de Paris, interrogé par Toufik Benaïchouche de RFI.

    « Il va y avoir un dialogue avec le Hezbollah. Le président de la République est un allié du Hezbollah. Donc, il va essayer de trouver un compromis, même pour la forme. Pour dire que le Hezbollah accepte de préserver le Liban loin du feu de la région, loin des conflits et de l’affrontement entre l’Arabie saoudite et l’Iran.

    Mais des déclarations pareilles, sans mesures concrètes - c’est-à-dire sans le retour de 8 à 10 000 combattants du Hezbollah, qui sont aujourd’hui en Syrie ; sans le retour de conseillers militaires du Hezbollah, qui sont en Irak ; sans des positions moins agressives politiquement, du côté du Hezbollah envers l’Arabie saoudite -, tout cela reste des promesses.

    Ou du moins, c'est une volonté de limiter les dégâts, de gagner du temps, en attendant de voir comment les choses vont évoluer et se développer dans la région. Et c’est déjà pas mal, pour une grande partie des Libanais, de pouvoir échapper maintenant à une crise institutionnelle grave ! »

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.