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    Moyen-Orient

    Carnage dans une mosquée au Nord-Sinaï: al-Sissi promet une réponse «brutale»

    media Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a tenu un discours à la télévision nationale, après l'attentat sanglant qui a visé une mosquée dans le nord du Sinaï, le 24 novembre 2017. EGYPT STATE TV/ via REUTERS

    En Egypte, au moins 235 personnes ont été tuées et 109 autres blessées dans une attaque contre une mosquée du Nord-Sinaï ce vendredi 24 novembre 2017. La présidence égyptienne a déclaré trois jours de deuil national, a rapporté la télévision d'Etat et le président Abdel Fattah al-Sissi a convoqué une réunion d'urgence de ses ministres chargés de la sécurité. Dans un discours à la télévision, le chef de l'Etat a promis une réponse « brutale ».

    Avec agences et notre correspondant au Caire,  Alexandre Buccianti

    C’est vers la fin de la grande prière du vendredi que l’attentat a eu lieu contre la mosquée al-Rawda dans la ville de Bir al-Abd, à une cinquantaine de kilomètres de Rafah à la frontière avec Gaza, une région où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

    Selon des témoins, une bombe a explosé aux abords de la mosquée avant que des hommes armés ne tirent sur les fidèles qui tentaient de fuir et ne mettent le feu à leurs véhicules afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

    Les agresseurs ont tiré sur les premières ambulances arrivées sur place, avant de prendre la fuite à bord de véhicules 4x4, ont indiqué des témoins. La majorité des victimes seraient des civils, y compris des enfants, mais aussi de nombreux conscrits de l’armée et de la police.

    Des victimes de l'attaque transportées dans des ambulances, près de la mosquée de Rawda, le 24 novembre 2017. AFP

    Le groupe EI suspect n°1

    C’est la première fois qu’une mosquée est attaquée dans le Nord-Sinaï. La plupart des experts et commentateurs égyptiens sont convaincus que l'organisation Etat islamique est responsable de l'attentat. Beaucoup soulignent que la mosquée est fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l'islam que les jihadistes considèrent comme hérétique et appellent à combattre. Mais d'autres, comme Ahmed al-Beheiry du centre de recherches d'Al Ahram, estiment que le message s'adresse surtout aux habitants du Sinaï.

    « C'est un message aux citoyens du Sinaï. Un message similaire a celui de Daech en Irak et en Syrie en 2014-2015 quand il exécutait des attentats faisant de nombreuses victimes pour terroriser les citoyens. L'attentat a eu lieu dans la région de Bir al-Abd qui est sous le contrôle de la tribu des Bayadiya et proche de l'Etat. »

    Selon des experts du Sinaï, 621 habitants de la région et notamment des membres des grandes tribus, ont été assassinés au cours des trois dernières années par le groupe EI qui les accusait d'être des agents des forces de sécurité. Bir al-Abd a été la cible en 2015 d’une large offensive de centaines de combattants du groupe Etat islamique. Ces derniers avaient même déclaré vouloir en faire leur capitale au Sinaï. Mais l’offensive avait échoué et plus d’une centaine de terroristes et de membres des forces de sécurité avaient perdu la vie dans l’offensive.

    La mosquée al-Rawda dans le village de Bir al-Abd, à l'ouest d'al-Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï. STRINGER / AFP

    Réponse « brutale »

    Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a promis une réponse « brutale » après l'attaque. « Les forces armées et la police vengeront nos martyrs et ramèneront la sécurité et la stabilité avec force très prochainement », a-t-il déclaré lors d'un discours télévisé très ferme.

    Cela ne fera que renforcer notre détermination et notre unité. Les forces armées et la police vont venger nos martyrs et restaurer la sécurité et la stabilité avec la plus grande force très prochainement. Nous répondrons à cet acte par une force brutale contre ce groupuscule terroriste et extrémiste.
    Le président égyptien promet de répondre par «une force brutale» 25/11/2017 - par Alexandre Buccianti Écouter

    Selon des sources sécuritaires, ces représailles promises par le président al-Sissi ont déjà commencé. Des hélicoptères Apache de l’armée auraient bombardé des positions et des véhicules jihadistes. Toujours selon ces sources, une quinzaine de terroristes impliqués dans l’attentat de ce vendredi auraient été tués.

    La précédente attaque la plus meurtrière en Egypte remonte à octobre 2015, lorsqu'un attentat à la bombe revendiqué par la branche égyptienne de l'EI avait coûté la vie aux 224 occupants d'un avion russe après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire du Sinaï.

    Emotion dans le monde

    Donald Trump a lui dénoncé une « attaque terroriste horrible et lâche » visant des « fidèles innocents et sans défense ». « Le monde ne peut pas tolérer le terrorisme, nous devons vaincre militairement [les terroristes] et discréditer l'idéologie extrémiste qui forme la base de leur existence ! », écrit le président américain dans un tweet.

    Dans un communiqué, le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a condamné un « crime horrible qui confirme que la vraie religion de l'islam est innocente par rapport à ceux qui épousent l'idéologie terroriste extrémiste ».

    Dans un message envoyé à son homologue égyptien, le président russe Vladimir Poutine a évoqué une attaque frappante « par sa cruauté et son cynisme », selon un communiqué du Kremlin.

    La président français Emmanuel Macron a présenté ses « condoléances aux victimes du terrible attentat ».

    L'Arabie saoudite et l'Iran, les deux grands rivaux régionaux, ont tous deux condamné l'attaque. Le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a assuré que son pays se tenait aux côtés du peuple égyptien dans la lutte contre le terrorisme, un « ennemi commun ».

    Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson s'est quant à lui dit « profondément attristé par [...] cet acte barbare », tandis que Jean-Yves Le Drian a déploré sur Twitter un « ignoble attentat ».

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