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    Moyen-Orient

    Le haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU renonce à un second mandat

    media Zeid Ra'ad al-Hussein, le haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, refuse «de supplier» pour un second mandat. REUTERS/Denis Balibouse

    Il rendra son tablier à la fin de l’été prochain. Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a annoncé qu'il ne solliciterait pas de second mandat de quatre ans. Zeid Ra'ad al-Hussein l’a confirmé dans un courriel adressé à son équipe, mercredi 20 décembre. Le diplomate jordanien y évoque un « contexte géopolitique » défavorable et dit ne pas souhaiter manœuvrer en coulisses.

    « Si je devais faire cela dans le contexte géopolitique actuel, il s'agirait de supplier un genou à terre, faire un plaidoyer, diminuer l'indépendance et l'intégrité de ma voix - qui est votre voix ».

    Voilà ce qu’a écrit Zeid Ra'ad al-Hussein à ses collaborateurs. A 53 ans, le diplomate jordanien préfère jeter l’éponge plutôt que de « manigancer » avec les responsables politiques pour s'assurer un second mandat, comme il l’a confié il y a quelques jours à l’Agence France-Presse (AFP).

    Indépendant

    Il faut dire qu'en quatre ans, le Haut-Commissaire ne s'est pas fait que des amis aux Nations unies, rapporte notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche. A son arrivée à la tête du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, on loue autant Zeid Ra'ad al-Hussein pour sa participation à la création de la Cour pénale internationale qu'on ne s'interroge sur l'indépendance du diplomate. Il est après tout prince, cousin du roi de Jordanie Abdallah II.

    Indépendant, il le sera. N'hésitant pas à critiquer les violations des droits de l'homme. Et, c'est assez rare à l'ONU, à accuser directement des gouvernements. Il a ainsi dénoncé la répression de l'opposition au Venezuela, condamné les exactions du régime syrien. Il a aussi affirmé que les autorités birmanes ont planifié un génocide de la minorité rohingya.

    Mais Zeid Ra'ad al-Hussein ne prend pas de pincettes non plus avec les pays occidentaux. Cette semaine encore, il s'en est pris au chancelier autrichien, coupable d'avoir tendu la main à l'extrême droite. « L'Europe est à un tournant dangereux », a-t-il dit dans un entretien à l'AFP, mettant en garde contre l'exploitation de la peur à des fins politiques.

    Critique de Donald Trump

    Donald Trump n'échape pas à la critique du haut-commissaire. Son opposition récurrente au président des Etats-Unis pourrait bien être une des raisons de son départ.

    Selon plusieurs médias, Zeid Ra'ad al-Hussein aurait reçu des pressions de la part du chef de l’ONU, Antonio Guterres, pour qu’il modère ses critiques contre le président américain, dont le pays reste le plus gros contributeur de l’organisation. A plusieurs reprises, le prince jordanien avait mis en garde contre les attaques répétées de Donald Trump visant les médias. Il s’inquiétait qu’elles ne déclenchent des violences contre les journalistes.

    Face aux dirigeants qui, à l’instar du chef de la Maison Blanche, réclament des coupes dans le budget des Nations unies, le diplomate affirmait récemment dans les pages du quotidien La Croix : « L’idée que les droits de l’homme sont un luxe est erronée. Ceux qui se veulent réalistes et sérieux en matière de sécurité doivent s’en soucier ».

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