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    Moyen-Orient

    Troubles en Iran: les Etats-Unis demandent une réunion du Conseil de sécurité

    media Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU, le 2 janvier 2018, au siège des Nations unies. REUTERS/Lucas Jackson

    Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU, demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité pour discuter de la « liberté réclamée par le peuple iranien ». De son côté le président iranien Hassan Rohani a appelé ce mardi 2 janvier son homologue français Emmanuel Macron pour qu'il prenne des mesures contre un « groupe terroriste » iranien basé en France, un groupe qui selon lui serait impliqué dans les manifestations.

    « Nous ne pouvons pas rester silencieux », a une fois de plus martelé l'ambassadrice américaine aux Nations unies ce mardi. Donald Trump lui-même l'exprime tous les jours sur Twitter : les Etats-Unis soutiennent les manifestants iraniens, rappelle notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier. Ainsi, non seulement Nikki Haley salue leur courage, mais elle veut carrément « amplifier leur voix ».

    Alors à quel point Washington pourrait être impliqué dans le déclenchement de ces événements ? La diplomate balaie les théories du complot d'un revers de main. « Désormais, la dictature iranienne essaie de faire ce qu'elle fait chaque fois : dire que le mouvement est fomenté par les ennemis de l'Iran, dénonce-t-elle. Nous savons tous que cela n'a aucun sens. Les manifestations sont totalement spontanées, elles se déroulent quasiment dans chaque ville du pays. C'est en fait précisément l'image d'un peuple longtemps opprimé et qui se soulève contre ses dictateurs. »

    L'ONU appelle au respect des droits

    En 2009 déjà, une vague de contestation avait ébranlé l'Iran et l'administration américaine actuelle n'a de cesse de rappeler la frilosité du président de l'époque, Barack Obama. Cette fois, les Etats-Unis condamnent sans aucune retenue  la répression de Téhéran. Ils font planer la menace d'un retrait de l'accord sur le nucléaire iranien et n'hésitent pas à mettre de l'huile sur le feu, tout en exprimant sans surprise leur vive inquiétude. Nikki Haley demande ainsi à la communauté internationale de se saisir du dossier.

    De son côté, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a, par la voix d’un de ses porte-paroles, « regretté les morts » en Iran et demandé que « les droits à se rassembler pacifiquement et à ce que l’expression du peuple iranien soient respectés ».

    « Les ennemis de l’Iran »

    Plus tôt dans la journée le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qui s'exprimait pour la première fois depuis le début des manifestations, avait accusé « les ennemis de l’Iran » d’utiliser leur argent, leurs armes et leurs services de sécurité pour créer des problèmes au régime islamique.

    Et selon la télévision d’Etat, le président Hassan Rohani a appelé à son homologue français Emmanuel Macron, lui demandant de prendre des mesures contre un « groupe terroriste iranien » basé en France qui selon lui attise les violences. Une allusion aux Moudjahidines du peuple, les « contre- révolutionnaires » basés à l’étranger et financés selon l'Iran par son principal ennemi dans la région, l’Arabie saoudite.

    Les réformateurs de l'ex-président Mohammad Khatami, longtemps tenu à l'écart,  ont également condamné les violences mais aussi l'attitude des  Etats-Unis.
    Le pouvoir dans son ensemble a serré les rangs en dénonçant les actions violentes.

    Retour au calme à Téhéran

    La capitale iranienne est restée calme mardi soir, alors que les jours précédents de petits groupes de protestataires avaient tenté de manifester dans le centre-ville. En province, la situation semblait être également plus apaisée. En tout cas, dans les médias officiels et sur les réseaux sociaux, beaucoup moins de vidéos de violences circulaient, contrairement aux nuits précédentes.

    Pour rappel, au moins neuf personnes, dont six manifestants et deux membres des forces de sécurité, ont été tuées lundi soir dans les troubles qui ont éclaté dans plusieurs villes du pays.

    A lire aussi : Manifestations en Iran: Rohani face au défi de la rue

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