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    Moyen-Orient

    Conflit israélo-palestinien: «La concrétisation de la partialité américaine»

    media Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, le 23 mai 2017 à Jérusalem. MANDEL NGAN / AFP

    Ce vendredi 19 janvier 2018, le vice-président américain Mike Pence entame une tournée qui le conduira en Egypte, en Jordanie, en Israël et en Palestine. Cette visite, initialement prévue en décembre dernier, avait dû être annulée à la dernière minute. L'Autorité palestinienne avait refusé de rencontrer Mike Pence, après la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

    Depuis cette décision, rien ne s’arrange. Pour avoir osé claquer la porte au visage d’un haut responsable américain, les Palestiniens sont sanctionnés. En guise de représailles, l’aide financière américaine à l’UNRWA, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, est divisée par deux. Donald Trump en avait fait la promesse, et il a mis sa menace à exécution.

    « Cette visite du vice-président américain est un moyen pour les Etats-Unis de concrétiser enfin leur partialité historique », analyse Abaher el-Sakka, professeur à l'université Bir Zeit de Ramallah. « Les Etats-Unis prennent parti pour Israël. Ils défendent Israël comme si c'était l’un des Etats américains. On l’a toujours su en Palestine : Israël et les Etats-Unis sont main dans la main », ajoute le spécialiste.

    La liste des récents camouflets enregistrés par l'administration Trump

    Même si l’administration Obama n’a pas non plus fait grand-chose pour la question palestinienne, il n’empêche qu’elle est toujours restée fidèle à la constante des deux Etats comme solution au conflit israélo-palestinien. Mais depuis son arrivée à la Maison Blanche, il y a un an, Donald Trump orchestre un bouleversement. Il bafoue la loi internationale pour servir les intérêts de son allié israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

    Le paradoxe, c'est que celui qui promettait de faire retrouver sa grandeur à l’Amérique ne cesse de prendre des décisions diplomatiques chaotiques qui isolent son pays. « Depuis l’élection de Donald Trump, les Etats-Unis ne sont plus suivis dans leurs décisions unilatérales et provoquent des réactions qui sont humiliantes pour une superpuissance », affirme Bertrand Badie.

    Le professeur de relations internationales à Sciences Po Paris poursuit ses explications en énumérant les récents camouflets américains : « Lorsque les Etats-Unis ont décidé de quitter l’Unesco, personne ne les a suivis ; lorsqu’ils ont décidé de quitter la Convention sur les réfugiés, personnes ne les a suivis... »

    « Pareil pour la COP21, ajoute-t-il, et idem aussi concernant le transfert de leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, seul le Guatemala a suivi... Maintenant que la petite Autorité palestinienne, qui n’a rien de farouche, refuse de recevoir le vice-président américain, c'est clairement une humiliation. »

    Donald Trump avait officialisé le 6 décembre 2017 la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël. Le 21 décembre, l'Assemblée générale des Nations unies avait alors condamné à une large majorité la décision américaine. Sur les 193 pays membres de l’ONU, 128 ont voté en faveur de cette condamnation et neuf contre. Quelque 35 pays ont décidé de s'abstenir.

    Les Palestiniens n’accepteront « aucun plan » de paix américain

    Personne ne connait encore les contours du plan de paix américain attendu pour le mois de mars. Mais il semblerait que la solution à deux Etats, défendue par la communauté internationale, soit morte aux yeux du président américain.

    Reste l’autre solution : un seul Etat binational juif et arabe, tri confessionnel juif, musulman et chrétiens, mais là aussi cette solution ne convient pas aux Israéliens et leur allié américain. « Le jeu de Netanyahu et de beaucoup de dirigeants israéliens est clair », observe Bertrand Badie.

    Selon lui, « il s’agit tout simplement de pérenniser ad aeternam une situation qui de plus en plus s’imposera comme la seule solution possible, c’est-à-dire le grand Israël qui se construit au jour le jour à mesure que se développe les processus de colonisation. »

    Autrement dit, la solution, c’est qu’il n’y a pas de solution. Israéliens et Américains seraient d’accord pour poser sur la table « un plan de paix » mais sans jamais l’appliquer. D’autant que tout cela se fait désormais avec la bénédiction de certains pays arabes, et notamment l’Arabie saoudite et l’Egypte.

    D’ores et déjà, l’Autorité palestinienne a prévenu : elle n’acceptera « aucun plan de paix » américain. Le président Abbas, qui a tenu un discours très offensif à l’encontre de Washington à la suite de la reconnaissance, par les Etats-Unis, de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreux, estime désormais que les Américains ont perdu leur rôle traditionnel de médiateur dans le conflit israélo-palestinien.

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