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    Offensive turque en Syrie: Erdogan se prévaut d'une entente avec la Russie

    media Un rebelle syrien de l'Armée syrienne libre (ALS) soutenue par Ankara, au nord-est d'Afrin, le 22 janvier 2018. REUTERS/Khalil Ashawi

    Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, 54 combattants kurdes et rebelles syriens pro-turcs ont été tués, trois jours après le début de l’intervention turque contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie. Le président turc assure que l’opération sera menée « jusqu’au bout » et agir en plein accord avec la Russie.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette

    Depuis le début de l’offensive sur Afrin, les autorités turques le répètent : l’opération sera menée rapidement, une façon peut-être de rassurer la communauté internationale qui appelle à la retenue mais qui pour le moment laisse faire Ankara.

    Ce lundi, Recep Tayyip Erdogan a cependant prévenu : l’opération militaire va se poursuivre jusqu’à ce que tous les objectifs soient atteints, ce qui sous-entend un corridor de sécurité de 30 km en territoire syrien à la frontière turque.

    Bref, l’opération baptisée « Rameau d’olivier » ne sera pas terminée demain. Et pour être encore plus clair, le président turc a fait référence à l’autre opération lancée en Syrie en 2016 contre Daech et les forces kurdes. Une opération qui a duré plus de sept mois.

    Le pouvoir turc a assuré ce lundi que la Turquie agissait ainsi avec l’accord des Russes, mais au même moment cependant, Sergueï Lavrov annonçait que Moscou allait inviter la partie kurde lors du sommet sur la Syrie à Sotchi fin janvier. Une annonce qui pourrait bien refroidir l’enthousiasme d’Ankara.


    Ankara veut montrer l’image d’un peuple unanime derrière ses soldats

    Même le principal parti d’opposition se dit favorable à l’offensive à Afrin. Le parti pro-kurde HDP s’oppose lui à cette intervention. Mais dans cette ambiance, difficile d’avoir une voix qui porte. Trois députés du HDP seront à Strasbourg cette semaine, à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour mobiliser contre l’intervention militaire turque en Syrie.

    Recep Tayyip Erdogan a menacé dimanche les opposants à l’opération dans le nord de la Syrie : « si vous sortez dans la rue vous allez en payer le prix ». Les Turcs sont invités à accrocher le drapeau national à leurs fenêtres, des prières sont récitées dans les mosquées pour soutenir les soldats.

    A quelques exceptions près, la presse turque publie des « unes » patriotiques. Et le parti d’opposition kémaliste, le CHP, soutient une opération qu’il juge « nécessaire ».

    Difficile donc de s’opposer à cette offensive, c’est le cas pourtant du parti de la gauche pro-kurde HDP. Qui est déjà dans le viseur des autorités et dont les dirigeants sont en prison pour « terrorisme » au profit du PKK.

    Le président Erdogan a directement mentionné le parti lors de son discours dimanche. Une conférence de presse du parti a été interrompue par les policiers à Diyarbakir et des manifestations ont été interdites à Istanbul et Ankara. Un mot d’ordre qui vaut aussi pour les réseaux sociaux : lundi, 24 personnes ont été arrêtées pour « propagande terroriste », après avoir diffusé sur internet des messages contre l’opération en Syrie.
    A.B


    La Russie appelle la Turquie à la retenue

    « La question d’Afrin sera réglée, il n’y aura pas de marche arrière. Nous en avons parlé avec nos amis russes, nous avons un accord ». Recep Tayyip Erdogan semblait sûr de lui dimanche dernier au deuxième jour de l’opération « Rameau d'olivier ». Selon Ankara, le régime de Bachar el-Assad est informé par écrit de l’opération, ce que nie Damas et ce qui a provoqué les premières mises en garde de Moscou. La Russie, alliée de Damas, se dit préoccupée et appelle à la retenue.

    Une retenue qui n’était pas de mise sur le terrain puisque ce lundi l’aviation et l’artillerie turque ont continué à bombarder des objectifs dans la région d’Afrin où des combats meurtriers opposaient les forces turques aux combattants kurdes. Après 3 jours d’offensive, 54 combattants, dont 26 miliciens kurdes, et 19 rebelles syriens auraient été tués d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Vingt-deux civils auraient également perdu la vie toujours selon l’OSDH, ce que nie Ankara.

    La France et l’Union européenne se disent inquiets alors que les Etats-Unis font profil bas. Si le département d'Etat américain appelle la Turquie à faire preuve de retenue, le secrétaire américain à la défense Jim Mattis assure qu’Ankara avait averti Washington avant de lancer cette offensive et que les préoccupations sécuritaires d’Ankara sont « légitimes ».

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