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    La lune de miel entre Mike Pence et les autorités israéliennes se poursuit

    media Mike Pence, devant le mur des Lamentations à Jérusalem, le 23 janvier 2018. REUTERS/Amir Cohen

    La future ambassade américaine à Jérusalem ouvrira ses portes d'ici la fin de l'année 2019, a annoncé, lundi 22 janvier, Mike Pence lors d'un discours devant la Knesset, le Parlement israélien. Reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, lutte contre l'islamisme radical ou contre l'Iran, le vice-président américain a affiché son soutien à Israël.

    Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

    Après une visite chez le président israélien, Mike Pence était ce mardi sur deux sites très importants pour les Israéliens. Accompagné du Premier ministre Benyamin Netanyahu, il est allé au Mémorial de l'Holocauste, il a visité le musée de la Shoah puis a déposé une gerbe de fleurs en mémoire des déportés.

    Si Yad Vashem est une étape classique dans l'agenda des dirigeants étrangers en visite à Jérusalem, la deuxième destination de Mike Pence marque, elle, en revanche un soutien à Israël. Comme Donald Trump au mois de mai, il s'est rendu au mur des Lamentations. Situé dans la Vieille ville de Jérusalem, le lieu le plus saint du judaïsme se trouve à l'est de la ligne verte, dans la partie revendiquée par les Palestiniens. Mais la Maison Blanche a dit ne pas envisager de plan de paix dans lequel le mur des Lamentations ne resterait pas sous contrôle israélien.

    Boudé par les chrétiens et les palestiniens

    En revanche, ce fervent chrétien qui a émaillé son discours devant la Knesset de références bibliques ne se rendra pas au Saint-Sépulcre, tombeau du Christ selon la tradition. Les responsables chrétiens refusent de le rencontrer, Mike Pence étant boudé pour avoir défendu la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël. Les Palestiniens appellent d'ailleurs, ce mardi, à une journée de grève pour protester contre sa visite.

    ■ Reportage dans les rues de Jérusalem

    Dans les ruelles de la vieille ville, il règne une effervescence habituelle. Touristes et résidents se bousculent dans les allées étroites. L'essentiel des magasins est resté ouvert. Mis à part quelques rideaux de fer baissés, l'activité tourne normalement. «Ici, c'est le vrai Jérusalem», confie un commerçant. «Et nous faisons grève», poursuit-il «quand nous le voulons, pas quand quelqu'un à Ramallah nous le demande».

    Mais à l'extérieur des murailles, le mouvement est plus suivi. Les écoles, ouvertes ce matin, ont pour la plupart fermé leurs portes à la mi-journée. Et dans les artères commerçantes, une majorité de magasins a le rideau baissé. Mais la fermeture n'est pas toujours totale. A bien y regarder, certains volets métalliques restent partiellement ouverts. Et les clients qui les poussent peuvent faire leurs achats.

    «La politique, ça ne m'intéresse pas. Tant qu'il y a du travail, je travaille», se justifie l'un des commerçants. Mais un peu plus loin, un dentiste assis à la terrasse d'un café a, lui, posé ses outils pour la journée... une façon, dit-il, «de montrer à Mike Pence qu'il n'est pas le bienvenu à Jérusalem».

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