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    Moyen-Orient

    [Reportage] Kilis, à la frontière turco-syrienne, enterre ses morts

    media Deux cercueils recouverts d’un tissu vert symbolisant l’islam et du drapeau turc pour l'un d'entre eux: obsèques des deux victimes de tirs de roquette en provenance de Syrie. OZAN KOSE/AFP

    Depuis cette fin de semaine, Ankara mène des opérations contre les Kurdes dans la région d'Afrine, en Syrie. A Kilis, ville turque, deux personnes ont été tuées mercredi par des tirs de roquettes en provenance du territoire syrien. Sur le terrain, la guerre en Syrie connaît un regain de violence alors que des discussions reprennent à Vienne entre représentants du régime de Damas et opposition, sous l'égide des Nations unies.

    avec notre envoyée spéciale à Kilis, Murielle Paradon

    La cérémonie funéraire s’est déroulée à la mosquée Adjidjoumboush en plein centre de Kilis. Plusieurs centaines de personnes ont prié, dans le froid, devant les deux cercueils recouverts d’un tissu vert symbolisant l’islam et du drapeau turc.

    Gokhan Cekic, 26 ans, habite Kilis. Il est venu rendre hommage aux deux victimes tuées par la chute de roquettes sur la ville. « Les martyrs sont très importants dans notre communauté. Nous sommes venus leur rendre hommage parce que ce sont de gens d’ici. Ils sont morts pour la patrie. »

    Abdullah Tabak, un cousin, assiste aux funérailles, fataliste. « Nous sommes des innocents, mon cousin était chez lui, il est allé la mosquée et voilà, il est mort, c’est la volonté de Dieu. » Mehmet était là lors du drame et il est encore sous le choc. « J’ai vu le bombardement bien sûr, J’ai tout vu, j’étais au magasin à coté… J’ai vu la roquette s’abattre sur la mosquée et la mosquée s’effondrer. »

    L’une des victimes était turque et l’autre syrienne, car beaucoup de Syriens se sont réfugiés dans cette ville frontalière de Kilis, pour fuir le conflit en Syrie qui dure depuis des années. Des Syriens rattrapés aujourd’hui par ce nouvel épisode de la guerre, avec l’offensive turque lancée sur Afrine.

    Mais peu évoquent cet assaut. Lorsqu’on les interroge, ils affirment ne pas avoir peur des tirs de roquettes qui s’abattent sur le territoire turc et s’en remettent à Dieu.

    L'écho des tirs à quelques kilomètres

    Les cercueils sont emportés au cimetière, tandis que depuis ce jeudi matin, on entend très clairement et à intervalles réguliers, les tirs de l’armée turque sur le territoire syrien et l’enclave d’Afrine, tenue par les combattants kurdes des YPG. 

    Une offensive que soutient Hikmet, âgé de 66 ans. « Cette opération est nécessaire, oui nécessaire. Les Kurdes nous attaquent, en nous bombardant. Notre pays doit les stopper. J’ai 66 ans et si on me demande, je suis prêt à aller rejoindre notre armée ! »

    Le discours est le même partout. Pas question de critiquer un tant soit peu l’offensive turque lancée contre les Kurdes de Syrie. Toute forme d’opposition est réprimée en Turquie, les manifestations pro-kurdes ont été interdites et des dizaines de personnes arrêtées

    L'opération devrait se poursuivre jusqu'à l'élimination du dernier membre de cette « organisation terroriste », selon le président turc, Reccep Tayyip Erdogan.

    ► à (re)lire: Offensive turque en Syrie: les Kurdes appellent à la mobilisation générale

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