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    Moyen-Orient

    Syrie: à Paris, le porte-parole des Casques blancs lance un appel à l'aide

    media Le porte-parole des Casques blancs Abdulrahman Almawwas (au centre) lors d'une précédente visite à Paris en 2016. REUTERS/Philippe Wojazer

    Ces derniers jours ont été particulièrement meurtriers en Syrie, dans les régions de la Ghouta orientale et à Idleb. Des centaines de civils sont morts. Les blessés eux sont secourus par ceux qu'on appelle les Casques blancs, cette organisation qui intervient en plein milieu des combats pour aider les civils. Leur porte-parole est de passage à Paris, pour lancer un appel à l'aide.

    De passage à Paris, le porte-parole des Casques blancs, Abdulrahman Almawwas, en a profité pour lancer un appel à l’aide quant à la situation en Syrie. « Au minimum nous avons besoin d'évacuations médicales. C'est absolument nécessaire, surtout dans les zones assiégées, comme la Ghouta. Beaucoup de gens ont besoin d'être évacués pour aller dans des endroits où on peut s'occuper d'eux dans de bonnes conditions, dans les hôpitaux », a-t-il expliqué.

    Le porte-parole des Casques blancs en a également appelé à l’intervention de la communauté internationale. « Nous avons également besoin de pouvoir faire entrer des convois d'aide humanitaire dans les zones assiégées. Ça aussi, c'est un minimum, a ajouté Abdulrahman Almawwas. Et puis si nous pouvons demander quelque chose à la communauté internationale ou aux Nations unies, c'est l'instauration d'un vrai cessez-le-feu. Il faut arrêter ces combats et entamer la reconstruction. Mais jusqu'à présent, nous n'avons eu que des mots, pas d'action. Et c'est ça le problème. Il n'y a que des réunions, des conférences, des discours et pas d'action concrète ».

    Car d’après Abdulrahman Almawwas, le manque d’aide extérieure est ce dont pâtissent le plus les populations civiles. « Nous leur avons demandé d'agir de manière concrète et de ne reproduire le scenario d'Alep avec ce qu'il se passe aujourd'hui dans la Ghouta ou à Idleb, affirme-t-il. Nous leur avons aussi demandé d'aider les organisations qui travaillent sur le terrain pour qu'il y ait un cessez-le-feu réel et pour qu'il y ait des évacuations médicales, et ils nous ont promis de faire au mieux ».

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