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    Moyen-Orient

    Le Qatar annonce une aide à destination des hôpitaux de Gaza

    media Mohammed el-Emadi (droite), l'ambassadeur du Qatar à Gaza et Matthias Schmale, directeur de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, à l'hôpital Shifa de Gaza, le 19 février 2018. MOHAMMED ABED / AFP

    Neuf millions de dollars. C’est le montant de l’aide annoncée lundi 19 février par le Qatar en soutien au secteur hospitalier de la bande de Gaza. Au cours des semaines précédentes, plusieurs établissements ont dû fermer, faute de médicaments et d'électricité pour fonctionner. Les Nations unies et l'Organisation mondiale de la santé s'inquiètent d'un possible effondrement du secteur sanitaire gazaoui.

    Avec notre envoyé spécial à Gaza, Guilhem Delteil

    C'est en musique et sous les acclamations de quelques dizaines de personnes que l'ambassadeur du Qatar est arrivé dans la cour de l'hôpital Shifa de Gaza lundi. Mohamed Ismaïl Al Amadi vient y annoncer une aide bienvenue. Son pays débloque neuf millions de dollars pour l'achat de médicaments, de fuel et d'équipement à destination des établissements de santé.

    Une aide saluée par le directeur de l'agence onusienne en charge des affaires humanitaires et par le responsable de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens. Car, depuis le début de l’année 2018, les autorités de Gaza ont annoncé la fermeture de dix-neuf cliniques et hôpitaux.

    Des fermetures partielle ou totale, faute de moyens de fonctionnement. Les réserves de fuel ont notamment chuté et les établissements concernés ne peuvent plus faire fonctionner leurs générateurs alors que la compagnie d'électricité ne fournit que trois à quatre heures de courant par jour.

    Des aides insuffisantes

    Dix jours auparavant, les Emirats arabes unis avaient également annoncé le déblocage d'une enveloppe de deux millions de dollars, en réponse à un appel de l'Organisation mondiale de la santé. Mais ces aides restent insuffisantes face aux besoins énormes du secteur.

    L'ambassadeur qatarien est d’ailleurs reparti sous les huées et les jets de pierre des employés en charge du nettoyage des hôpitaux. Eux sont en grève depuis le 10 février pour réclamer le paiement de leurs salaires, non perçus depuis cinq mois. Ils espéraient un geste dans leur direction de la part du Qatar.


    Reportage : une crise sans précédent dans le secteur de la santé

    Dix-neuf établissements de santé dans l’enclave ont fermé, partiellement ou entièrement, ces dernières semaines, faute de moyens pour fonctionner. Et les Nations unies et l’Organisation mondiale de la santé craignent un possible effondrement du secteur sanitaire gazaoui. Reportage dans la bande de Gaza, Guilhem Delteil et Hassan Jaber.

    Amar al-Masri parcourt les couloirs, désormais presque déserts de l’hôpital de Beït Hanoun dans le nord de la bande de Gaza. Auparavant, il accueillait 700 patients par jour. Mais ce lundi après-midi, seules six personnes y reçoivent des soins. L’hôpital est presque totalement fermé, faute d’électricité. « Quand il n’y a pas d’électricité du réseau, explique un employé, nous dépendons de l’énergie solaire. Mais ce n’est pas assez pour faire fonctionner la radiologie ou les blocs opératoires. »

    Selon cet employé administratif, cela fait près de deux semaines que l’hôpital n’a plus de réserve de fuel pour faire fonctionner ses générateurs. Les patients ont donc été aiguillés vers d’autres établissements, ou leurs opérations ont été reportées.

    L’hôpital Shifa, le principal établissement hospitalier de la bande de Gaza, lui, est en surcharge : tous les lits sont pris. Lui a encore de l’électricité, mais comme dans les autres hôpitaux du territoire, le personnel en charge du nettoyage est en grève depuis 10 jours : « Nous sommes en grève, car nous n’avons pas été payés depuis 5 mois. Depuis la réconciliation, nos salaires n’ont pas été versés. »

    Ce conflit social sur fond de rivalité entre le Hamas, qui contrôle Gaza, et le Fatah, au pouvoir à Ramallah, rajoute à une situation critique, souligne le docteur Ayman al-Sabahni, directeur du service des urgences. « Cela nous empêche de pratiquer les interventions chirurgicales prévues. A Shifa, nous avons repoussé 350 opérations. »

    Et le docteur al-Sabahni pointe aussi la pénurie de médicaments. Près de la moitié de ceux nécessaires ne sont pas disponibles, dit-il.

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