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    Moyen-Orient

    Les combattants pro-régime seraient entrés à Afrin malgré le pilonnage turc

    media Des combattants rebelles syriens soutenus par Ankara à Salwah, à moins de dix kilomètres de la frontière turco-syrienne le 19 février 2018, avant de tirer sur Afrin. OMAR HAJ KADOUR / AFP

    L’armée turque a tiré sur des forces pro-Damas qui entraient dans l’enclave turque d’Afrin ce mardi 20 février, selon l’agence officielle syrienne Sana. La colonne a été visée par des tirs d’avertissement turcs mais a pu poursuivre son chemin, selon des sources kurdes et proches du régime.

    Selon l’OSDH, basée au Royaume-Uni, « des centaines de combattants » des Forces populaires, milices pro-gouvernementales, sont entrés dans cette région contrôlée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG), sans atteindre la ville d’Afrin pour le moment. Selon la milice kurde d’YPG, le gouvernement syrien a envoyé des « unités militaires » dans la région et elles seront déployées le long de la frontière turque.

    L’agence officielle Sana a alors affirmé que ses forces ont été ciblées par des tirs d’artillerie venant des forces turques. Ankara a annoncé que des « groupes terroristes pro-régime […] ont reculé à environ 10 km de la ville du fait des tirs d’avertissement », mais des sources kurdes et du régime ont annoncé que les miliciens avaient réussi à entrer dans la ville en fin d’après-midi, rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.

    Ce déploiement intervient alors que les Unités de défense du peuple kurde ont essuyé leurs premiers revers depuis le lancement par la Turquie d’une offensive contre Afrin, le 20 janvier. Les soldats turcs et leurs supplétifs syriens, qui peinaient à avancer ces dernières semaines, ont pris onze localités tenues par les Kurdes, ce mardi.

    On ignore à ce stade si le déploiement syrien s'est fait avec l'aval de Moscou, un allié clé du régime syrien, mais pour de nombreux observateurs, il n'y aurait pas de risques de confrontation majeure. Des escarmouches ou des combats de basse intensité ne sont cependant pas exclus.

    Tensions diplomatiques entre Ankara et Damas

    Lundi 19 février, l’agence officielle syrienne Sana avait annoncé que des forces pro-Damas gagneraient Afrin dans le but de « rejoindre la résistance contre l’agression turque ». Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu avait mis en garde le jour même contre une intervention de forces pro-Damas à Afrin, en annonçant que cela n’empêcherait pas la poursuite de l’offensive turque. Le président Recep Tayyip Erdogan avait affirmé mardi 20 février vouloir entamer au plus vite le siège de l'enclave turque.

    En 2012, après le départ des forces loyalistes, cette région frontalière avec la Turquie avait été la première zone kurde en territoire syrien à échapper au contrôle de Damas.


    Témoignage

    Le journaliste kurde Ciwan Quereman, présent à Afrin lors de l'arrivée des combattants pro-régime, témoigne pour RFI. « Ces combattants des forces populaires sont arrivés avec leur armement et tout leur matériel militaire. Dès leur arrivée dans la région, ils ont essuyé des bombardements de l’aviation turque. Ce sont les Unités de protection du peuple kurde (YPG) qui ont demandé le soutien de Damas. Les Kurdes ont demandé l’intervention de l’armée syrienne dans la région d’Afrin pour garder nos frontières. Les autorités syriennes ont donc répondu favorablement à l’appel lancé par les Kurdes. Au final, la région d’Afrin est autant kurde que syrienne. Afrin est sous la souveraineté de la Syrie. Donc il est normal que les forces syriennes protègent un territoire syrien face à cette agression turque. »

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