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    Moyen-Orient

    Syrie: dans la Ghouta orientale, le calvaire se poursuit

    media L'Hôpital d'Hamouria, dans la Ghouta orientale, détruit par un bombardement attribué au régime, le 21 février 2018. ABDULMONAM EASSA / AFP

    Dans la Ghouta orientale, enclave rebelle proche de Damas, les bombardements se poursuivent sans interruption depuis lundi 19 février. Le régime de Bachar el-Assad et ses alliés souhaitent en finir avec les groupes rebelles qui contrôlent cette région et dont les tirs de roquettes ciblent régulièrement la capitale. Les 400 000 civils assiégés dans la Ghouta, eux, subissent de plein fouet l’offensive lancée par le régime.

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    Mohamed al-Atrache, militant de l’opposition dans la Ghouta orientale, dénonce les « véritables carnages » commis d’après lui par « les forces du régime et la Russie ». Il affirme que « les civils assiégés dans la Ghouta sont exterminés ».

    Le militant raconte : « D’abord il y eu une centaine de raids aériens menés par l’aviation russe et l’aviation de Bachar el-Assad. Les hélicoptères ont largué des barils d’explosifs sur plusieurs villages de la Ghouta ».

    Depuis, « les forces du régime pilonnent toutes les localités grâce à leur artillerie lourde. On a eu d’abord une centaine de morts et plus de 700 blessés, puis ces attaques acharnées ont fait une dizaine de victimes de plus, puis encore 40 morts... puis on a dépassé les 150 », un chiffre « macabre » qui ne fait qu’augmenter.

    Le docteur Mohammad Katoub, originaire de la région est lui en contact avec les équipes médicales pour la Syria American Medical Society. Il décrit « une pluie de bombes qui s’abat sur toute la zone urbaine de la Ghouta orientale ». Un drame humanitaire d’autant plus grave que « 13 centres médicaux ont été attaqués au cours des 3 derniers jours. Les hôpitaux de la région ont perdu 40% de leur capacité, 3 membres du personnel soignant ont été tués et environ 100 personnes meurent en moyenne chaque jour dans la Ghouta. Les habitants vivent dans des abris sous-terrain pour se protéger des bombardements ».

    «Permettre à l’aide humanitaire d’entrer»

    Face à cette situation, le médecin réclame l’ouverture d’un « corridor pour permettre à l’aide humanitaire d’entrer et pour que les gens qui ont besoin de traitements médicaux spécifiques puissent être évacués hors de la Ghouta vers les hôpitaux de Damas en toute sécurité ».

    Il demande aussi au Conseil de sécurité des Nations unies d’engager « immédiatement des actions sur ce point ». Et si ce Conseil « qui s’est montré incapable à plusieurs reprises en Syrie » ne fait rien, « d’autres doivent agir pour arrêter les attaques sur les civils et protéger les habitants de la Ghouta orientale ».

    La Russie rejette toutes les accusations à son encontre

    La Russie est rendue responsable des morts civiles par l'opposition syrienne, mais aussi par les Etats-Unis. Dans une allocution, Heather Nauert, porte-parole du Département d’Etat, a notamment demandé à Moscou « de mettre fin à son soutien au régime de Bachar el-Assad ».

    La Russie dément formellement ces accusations, rapporte notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot. Interrogé à ce sujet, le porte-parole du Kremlin dénonce des « déclarations sans fondement ». Pour Dmitri Peskov, rien ne permet de confirmer l’implication directe des forces militaires russes, que ce soit dans l’offensive ou dans les bombardements qui frappent la Ghouta orientale.

    Pour Moscou, l’attaque menée par le régime syrien est rendue légitime par les tirs d’artillerie qui visent la capitale syrienne depuis la zone rebelle. Mais aussi par la présence de groupes considérés comme terroristes par le régime syrien, comme par son allié russe.

    Impasse au Conseil de sécurité

    Dans le même temps, depuis deux semaines, les diplomates négocient une résolution prévoyant un cessez-le-feu de 30 jours en Syrie, afin d'organiser l’aide humanitaire et évacuer les blessés, rappelle notre correspondante à New York, Marie Bourreau. Mais la Russie continue à y faire obstruction. Et, alors qu’un vote devait avoir lieu dans les tous prochains jours, Moscou a réclamé à la place une réunion d’urgence du Conseil de sécurité pour faire un simple point sur la situation.

    Sur la question de l’accès à l’aide humanitaire, la Russie affirme, à l’encontre de Washington, que ce sont les rebelles qui bloquent cet accès. « Les terroristes du Front Al-Nosra empêchent l’aide de parvenir aux civils » a ainsi déclaré mercredi matin Sergei Ryabkov, le vice-ministre russe des Affaires étrangères.

    Dans l’enceinte du Conseil de sécurité où il participait à une réunion sur un autre sujet, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est déclaré ce mercredi « terriblement attristé par les souffrances terribles endurées par les populations civiles dans la Ghouta orientale ». Pour ces « 400 000 personnes qui vivent l’enfer sur terre », il « appelle toutes les parties impliquées à cesser immédiatement toutes les activités militaires dans la Ghouta. » Un cri d’alarme pour ne « pas laisser les choses continuer ainsi de cette manière horrible ».

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