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    Moyen-Orient

    L'ONU adopte à l'unanimité une trêve humanitaire de 30 jours en Syrie

    media Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies votent à l'unanimité une résolution réclamant un cessez-le-feu humanitaire immédiat de 30 jours en Syrie, à New York, le 24 février 2018. REUTERS/Eduardo Munoz

    Après de longues négociations pour éviter un veto russe, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté samedi 24 février à l'unanimité la résolution 2401 réclamant un cessez-le-feu humanitaire d'un mois en Syrie. Le texte « réclame que toutes les parties cessent les hostilités sans délai pour au moins trente jours consécutifs en Syrie pour une pause humanitaire durable ». La Russie, soutien indéfectible du régime Assad, a approuvé ce texte après une série de négociations de dernière minute. Mais malgré cela, sur le terrain, les bombardements ont repris samedi. Selon un média pro-régime, l'armée préparerait une offensive sur la Ghouta.

    Avec notre correspondante à New York,  Marie Bourreau

    La pression a été maximale sur la Russie qui est l’alliée des Syriens au sein du Conseil de sécurité pour aboutir à ce consensus qui n’était pas gagné d’avance. Cela fait trois jours que le Conseil de sécurité négocie cette trêve.

    La résolution prévoit une cessation des hostilités d’un mois qui doit permettre l’arrivée de l’aide humanitaire et l’évacuation des blessés. « C’est une réponse minimale aux tragédies des Syriens » a convenu l’ambassadeur français à l’ONU François Delattre qui a pris la parole en assurant qu’il ne pouvait s’agir que d’une première étape.

    La négociation a été ardue, mais les membres du Conseil ont su malgré leurs divergences d'approche au nom d'un impératif humanitaire.
    François Delattre, l'ambassadeur de la France à l'ONU 24/02/2018 - par Marie Bourreau Écouter

    Les critiques de Nikki Haley

    Des tractations ont eu lieu une bonne partie de la journée de samedi pour trouver un compromis. Elles ont porté sur le langage qui stipule quand cette trêve doit démarrer. Les diplomates se sont mis d’accord pour qu’elle débute sans délais en retirant la mention initiale des 72h et la Russie a promis de ne pas en faire une interprétation subjective.

    Le prochain défi sera de faire effectivement appliquer cette trêve sur le terrain par le régime syrien. L’ambassadrice américaine Nikki Haley a appelé à lui donner sa chance. « A n’en pas douter, a-t-elle affirmé, cette trêve sera mise à l’épreuve mais il faut qu’elle soit activement appliquée, c’est la seule manière de restaurer la crédibilité de ce Conseil. Nous le devons aux Syriens à qui nous avons fait défaut ».

    Mais la satisfaction d'avoir adopté une trêve des combats d'un mois en Syrie aura été de courte durée. L'ambassadrice américaine Nikki Haley s'en est pris très violemment à la Russie qu'elle accuse de jouer double jeu. « Dans les trois jours que cela nous a pris d'adopter cette résolution, combien de mères ont perdu leur enfant sous les bombardements ? Tout ça pour rien... Parce que nous voilà à voter pour un cessez-le-feu qui aurait pu sauver des vies il y a de cela plusieurs jours... »

    Les groupes jihadistes exclus du cessez-le-feu

    L’ambassadeur français a lui aussi regretté ce sursaut tardif du Conseil de sécurité, mais il a espéré que cette trêve puisse être utilisée comme un levier pour briser la spirale négative en Syrie et relancer des négociations pour une solution politique. « Nous appelons plus particulièrement les garants du processus d'Astana à assumer leurs responsabilités et à imposer effectivement au régime syrien l'arrêt complet des hostilités. Chaque minute compte, car chaque minute peut faire basculer des vies. Rien ne serait pire que de voir cette résolution rester lettre morte. »

    Des exclusions au cessez-le-feu pour les combats contre les groupes jihadistes Etat islamique et Al-Qaïda sont prévues. A la demande de Moscou, elles intègrent aussi « d'autres individus, groupes, entités, associés avec Al-Qaïda et l'EI, ainsi que d'autres groupes terroristes désignés par le Conseil de sécurité ». Ces exclusions peuvent donner lieu à des interprétations contradictoires, Damas qualifiant de « terroristes » les rebelles soutenus par l'Occident. Le respect du cessez-le-feu pourrait ainsi être aléatoire.

    Des bombardements sur la Ghouta après l'adoption de la résolution

    Après une semaine de raids aériens et de violents pilonnages à l'artillerie (qui ont fait au moins 520 morts civils selon l'OSDH), l'armée syrienne a lancé, samedi, sa première attaque terrestre contre le fief rebelle de la Ghouta orientale.

    Plusieurs heures après l'adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2401 réclamant un cessez-le-feu, les combats se poursuivaient avec violence.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, les affrontements entre l'armée syrienne et les islamistes de Jach al-Islam se concentraient dans la région de Cheifouniya, à l'est de la Ghouta. Les troupes gouvernementales tentaient de progresser dans ce secteur pour resserrer l'étau sur l'enclave rebelle.

    Le quotidien pro-régime al-Watan a déclaré sur son site internet, après le vote de la résolution, que l'armée avait achevé ses préparatifs pour une vaste offensive sur la Ghouta, rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.

    L'intensité des bombardements et des raids aériens a cependant baissé après le vote à l'ONU, comparé au déchainement des jours précédents. Le bruit de la canonnade qui résonnait dans tout Damas sans interruption a baissé en soirée, sans toutefois cesser complètement.

    Les violents duels d'artillerie s'étaient poursuivis toute la journée de samedi. Les avions et les canons ont pris pour cible les localités de la Ghouta, faisait 41 morts civils au moins, selon l'Observatoire syrien, alors qu'une cinquantaine d'obus tirés par les rebelles se sont abattus sur la capitale. Les médias pro-gouvernementaux ont fait état de plusieurs blessés.

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