GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 12 Décembre
Jeudi 13 Décembre
Vendredi 14 Décembre
Samedi 15 Décembre
Aujourd'hui
Lundi 17 Décembre
Mardi 18 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Jérusalem: le Saint-Sépulcre fermé en protestation contre des mesures fiscales

    media Les responsables du Saint-Sépulcre ont décidé de fermer l'église au public pour protester contre une nouvelle mesure fiscale. REUTERS/Ammar Awad

    L'église du Saint-Sépulcre, site du tombeau du Christ à Jérusalem selon la tradition, a fermé ses portes ce dimanche 25 février pour une durée indéterminée. Un geste symbolique et rare, décidé par 13 Eglises, soit la totalité de celles représentées dans la Ville sainte. Un fait rarissime, qui tend à protester contre de nouvelles mesures fiscales israéliennes qui réclament désormais des impôts municipaux aux biens gérés par l’Eglise.

    Avec nos correspondants à Jérusalem,  Marine Vlahovic, Michel Paul et Guilhem Delteil

    En tout, c’est un montant de 650 millions de shekels soit l’équivalent de 152 millions d’euros que la mairie de Jérusalem entend ainsi récupérer. Il s’agit, explique-t-on, d'arriérés d’impôts municipaux. Nir Barkat, le maire de Jérusalem ne voit pas là un changement de ligne politique.

    « Le Saint-Sépulcre, tout comme toutes les autres églises, mosquées et synagogues à Jérusalem, sont exemptées d’impôts. Il n’y a là aucun changement et cela continuera. Mais cela vous semble-t-il logique que les hôtels, salles de réunion et commerces soient exonérés d’impôts simplement parce qu’elles appartiennent à l’Eglise ? », questionne le maire de Jérusalem. Une commission ministérielle israélienne devait examiner le projet, mais le débat a été reporté d’une semaine.

    L'autre projet qui suscite la colère des responsables chrétiens est une proposition de loi qui permettrait à l'Etat israélien d'exproprier les acquéreurs d'une propriété achetée aux Eglises. Le projet vise à défendre les intérêts des locataires des Eglises dans le cadre d'une vente de leur logement, selon ces promoteurs. Mais les Eglises dénoncent un texte discriminant – aucun autre propriétaire foncier n'étant concerné – et qui porte atteinte à leur droit à disposer librement de leur bien, les acheteurs potentiels risquant de se faire plus rares si la loi est adoptée.

    Ainsi, l'église grecque orthodoxe est l'un des principaux propriétaires fonciers en Israël et ces dernières années, confrontée à des dettes, elle a vendu plusieurs de ses propriétés y compris des logements dont les locataires sont aujourd'hui menacés par le nouveau propriétaire. La députée Rachel Azaria, jointe par RFI, pointe le risque de voir des milliers de famille devoir quitter leurs logements:

    Ils ont obtenu un accord très lucratif: ils ont acheté pour un prix très bas et maintenant, ils exigent des prix très élevés de la part des gens qui vivent là. C'est quelque chose que nous ne pouvons pas nous permettre. Mais ça n'a vraiment rien à voir avec les églises. Ce n'est pas contre les églises: elles peuvent vendre ce qu'elles veulent à qui elles veulent.
    Les explications de Rachel Azaria, jointe par RFI députée du parti de centre-droit Kulanu 26/02/2018 - par Guilhem Delteil Écouter

     

    Quoi qu’il en soit, selon les médias israéliens, le ministère des Affaires étrangères a critiqué la décision du maire de Jérusalem sur la taxation des églises. Des responsables ont estimé sous couvert d’anonymat que cette décision compromettait un statu quo qui prévalait depuis la période ottomane et qui avait été respecté depuis par les Britanniques, les Jordaniens et les Israéliens.

    Les 13 Eglises dénoncent une violation du statu quo et des attaques répétées contre la présence chrétienne en Terre sainte. David Grenier, secrétaire de la custodie de Terre sainte, pointe des attaques ciblées visant une communauté chrétienne déjà affaiblie à Jérusalem : « C'est le fait que cela vise seulement les Eglises. Les autres citoyens ne sont pas touchés par cette loi-là. C'est un signe très clair d'une attaque envers les Eglises. »

    Et les Eglises ont contre-attaqué, car ces mesures rappellent les lois anti-juives édictées en Europe au XXe siècle, écrivent les chefs religieux. Ce que conteste Itay Butler. Ce conseiller municipal de Jérusalem a ressorti, il y a quelques mois, ces dossiers contestés : « Ces mesures sont des règles d'équité pour la mairie en ce qui concerne les taxes municipales et de justice pour les résidents en ce qui concerne la loi sur les biens fonciers de l'Eglise. Ce n'est pas une attaque contre la chrétienté et selon moi cela n'a rien à voir avec les lois allemandes contre les Juifs. »

    Sur le parvis de l'église du Saint-Sépulcre, des groupes de pèlerins déambulent, un peu perdus. En face d'eux, les portes du lieu saint restent désespérément closes.
    [Reportage] Au Saint-Sépulcre, les touristes sont face à des portes closes 25/02/2018 - par Marine Vlahovic Écouter

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.