GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 13 Août
Mardi 14 Août
Mercredi 15 Août
Jeudi 16 Août
Aujourd'hui
Samedi 18 Août
Dimanche 19 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Aléna: Etats-Unis et Mexique espèrent résoudre leurs différends la semaine prochaine (ministre mexicain)
    • Gaza: un deuxième Palestinien tué par des tirs israéliens lors de heurts (ministère)
    Moyen-Orient

    [Carte] Quand le Liban se rêve en exportateur de gaz et de pétrole

    media La cérémonie de signature du contrat d'exploration de gaz et de pétrole avec le groupe français Total, le 9 février 2018 à Beyrouth. REUTERS/Mohamed Azakir

    Pour la première fois de son histoire, le Liban a signé le 9 février des contrats d’exploration offshore, avec un consortium mené par Total et comprenant l’Italien Eni et le Russe Novatek. Cet accord pave la voie au pays du Cèdre pour entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de gaz et de pétrole. Une providence pour un pays dont la dette publique atteint 80 milliards de dollars, soit près de 150% du PIB.

    De notre correspondant à Beyrouth,

    Les espoirs du Liban de devenir un pays pétrolier se heurtent à de nombreux obstacles, l’un des plus difficiles étant un litige avec Israël portant sur la délimitation des frontières maritimes. Beyrouth refuse de reconnaître l’existence d’un litige mais dénonce une « agression » israélienne contre sa zone économique exclusive.

    Israël revendique 860 kilomètres carrés du bloc 9, adossé au tracé de la frontière maritime commune. Une zone qui contiendrait d’importantes ressources en hydrocarbures. Le 31 janvier, le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liebermann, a dénoncé l’appel d’offres lancé par le Liban pour le bloc 9, arguant que cette zone appartient à Israël.

    Une mise en garde qui n’a pas empêché le consortium mené par Total de signer l’accord dix jours plus tard. Les propos de Liebermann ont été dénoncés à l’unanimité par les dirigeants libanais, qui ont affirmé que le Liban utilisera tous les moyens pour protéger et exploiter ses ressources en hydrocarbures.

    Les territoires maritimes libanais et israéliens et les zones litigieuses Infographie FMM

    Médiation américaine

    L’affaire a été jugée suffisamment grave pour que Washington dépêche en urgence à Beyrouth son secrétaire d’Etat adjoint David Satterfield pour tenter une médiation avec Israël.

    Le diplomate américain, qui a été ambassadeur des Etats-Unis à Beyrouth au début des années 2000, a fait des navettes pendant 15 jours entre le Liban et Israël, mais sa médiation a échoué. Le Liban a refusé, jeudi 22 février, sa dernière proposition qui consistait à revenir au tracé dit de Frederik Hoff, du nom d’un ambassadeur américain qui a déjà tenté une médiation entre le Liban et Israël en 2013.

    Le tracé de Hoff accorde au Liban 60% de la zone revendiquée par Israël et propose que les 40% restants ne soient exploités par aucun des deux pays. Mais Beyrouth soupçonne les Israéliens de vouloir pomper secrètement le gaz et le pétrole de cette zone tampon située à moins de 5 kilomètres d’un champ de gaz israélien. David Satterfiled est donc rentré bredouille aux Etats-Unis.

    L'étincelle

    L’absence d’accord ajoute un élément dangereux à un contexte déjà explosif avec la montée des tensions entre Israël d’un côté, la Syrie, l’Iran et le Hezbollah de l’autre. Le contentieux sur l’exploitation du gaz est assez inquiétant, car il pourrait provoquer l’étincelle d’un conflit armé à l’échelle régionale, préviennent des experts.

    Il y a quelques jours, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a menacé de mettre hors service les installations gazières maritimes israéliennes en quelques heures, si les autorités libanaises le lui demandaient. De l’autre côté de la frontière, l’armée israélienne multiplie les manœuvres militaires, la dernière toujours en cours étant un exercice avec la participation de 2000 soldats américains.

    A (RE)LIRE → Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu?

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.