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    Moyen-Orient

    Syrie: les rebelles s'engagent à chasser les jihadistes de la Ghouta orientale

    media Ce mardi, le cessez-le-feu a à peine été respecté trois heures, les bombardements ont très vite repris au-dessus de la Ghouta orientale. REUTERS/ Bassam Khabieh

    Lundi 26 février, Moscou, allié du régime syrien, a ordonné une « trêve humanitaire » suite à 10 jours de bombardements intensifs contre l'enclave rebelle ayant fait plus de 560 morts parmi les civils. Son entrée en vigueur n'a toutefois pas empêché mardi des raids aériens et des tirs de roquettes. Les choses pourraient toutefois évoluer, des groupes rebelles encerclés dans la Ghouta annoncent qu'ils sont prêts à expulser les combattants jihadistes de l'enclave située à l'est de Damas. En exclusivité, RFI a pu s'entretenir avec le porte-parole de Jaïch al-Islam, la principale faction rebelle dans la Ghouta.

    Des factions rebelles de la Ghouta orientale, toujours assiégée par les forces loyales au régime et pilonnée sans cesse par l'aviation russe, se sont engagées mardi dans une lettre adressée aux Nations unies à évincer les combattants de groupe jihadistes en contrepartie de l'application de la trêve prévue par une résolution du Conseil de sécurité.

    Ces rebelles annoncent en effet qu'ils sont prêts à bouter hors de l'enclave les combattants de Tahrir al-Cham, ex-Front al-Nosra affilié à al-Qaïda, ainsi que leurs proches dans un délai de 15 jours à partir de l'entrée en vigueur de la trêve.

    « Le régime syrien justifie son bain de sang dans la Ghouta par la présence du Front al-Nosra, appelé également Hayat Tahrir al-Asham, un groupe affilié à al-Qaïda, explique Abou Shadi Aadala militant de l’opposition syrienne. Pour que le régime cesse d’utiliser cet argument pour commettre des tueries, les groupes rebelles ont décidé de prendre les choses en main. Dans une déclaration adressée aux Nations unies, les groupes rebelles s’engagent à chasser les jihadistes du Front al-Nosra de la Ghouta durant les quinze prochains jours. En fait, ils ne font que respecter la décision du Conseil de sécurité de l’ONU afin que la trêve soit réellement appliquée dans toute la Syrie, et surtout dans la Ghouta. »

    C'était une demande de Moscou. Reste à savoir si la Russie et le régime de Damas estiment que c'est suffisant pour desserrer l'étau autour de la Ghouta et alléger les souffrances des 400 000 civils pris en otage.

    Pour le ministre français des Affaires étrangères en tous cas, maintenant que les rebelles se sont engagés par écrit dans leur lettre aux Nations unies à accepter la trêve humanitaire, il faudrait que le régime de Bachar el-Assad en fasse autant. C'est ce que Jean-Yves Le Drian a déclaré à Moscou à son homologue russe Sergueï Lavrov.

    Manœuvre de Moscou et de Damas

    Hamza Bir Quedare, porte-parole de Jaïch al-Islam, la principale faction rebelle dans la Ghouta, explique, en exclusivité à RFI, qu'il craint une énième manœuvre de la Russie et de Damas, qui selon lui, ne respectent jamais leurs engagements.

    « Il y a une année déjà nous avons lancé une campagne militaire pour chasser le Front al-Nosra de la Ghouta, explique-t-il. Notre objectif était d’éliminer le danger jihadiste afin de préserver la Ghouta et sa population. Nous avons réussi à éliminer une grande partie des membres du Front al-Nosra, mais il reste environ 250 combattants. L’idée était de les évacuer de la Ghouta. Nous avons entamé des discussions avec les Russes et le régime syrien pour que ces jihadistes quittent la Ghouta. Nous avons vite compris qu’il n’était pas dans l’intérêt des Russes et du régime de les laisser sortir. En fait, la présence des jihadistes dans la Ghouta allait servir de prétexte pour bombarder nuit et jour la Ghouta et sa population, au nom de la lutte antiterroriste. En réalité, la présence des jihadistes dans la Ghouta arrange le régime de Damas et ses alliés russes et iraniens ».


    ■ Le personnel médical est épuisé

    Il ne reste plus que quelques hôpitaux de fortune dans la Ghouta orientale, et ils sont violemment touchés par les frappes aériennes. Un manque cruel de médicaments et de matériel de premiers secours et pourtant ils font fassent à un nombre de blessés en constante augmentation.

    Le personnel médical est exténué, comme en témoigne cette femme médecin syrienne. Elle gère un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF). Elle préfère garder l'anonymat. « Pour être honnête, toute la semaine a été catastrophique pour nous. Nos stocks de fournitures sont épuisés. Il faut dire que nous avons été assiégés pendant les cinq dernières années, et l'approvisionnement médical ne parvient pas jusqu'à nous. Les bombardements sont constants, ils ne se sont arrêtés ni le jour ni la nuit depuis une semaine. Le personnel médical est épuisé. Nous avons à peine dormi. Seulement quelques heures ces derniers jours. Et évidemment, à tour de rôle. La majorité du personnel a dû rester éveillé et se relayer en raison du nombre élevé de victimes et du flux continu de blessés. »

    En l'absence d'un accord international, la situation ne risque pas de s'améliorer. Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, est catégorique :  plus de 700 personnes ont besoin d'une évacuation médicale d'urgence.

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