GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 16 Septembre
Lundi 17 Septembre
Mardi 18 Septembre
Mercredi 19 Septembre
Aujourd'hui
Vendredi 21 Septembre
Samedi 22 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Japon: le Premier ministre Shinzo Abe a été réélu à la tête de son parti (officiel)
    Moyen-Orient

    Pour l'ONU, Damas orchestre «l'apocalypse» en Syrie

    media Soldats russes et syriens près du poste de contrôle de Wafideen à Damas, en Syrie, le 2 mars 2018. REUTERS/Omar Sanadiki

    C'est un rapport au vitriol, un de plus, qu'a publié le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme. Damas y est accusé de planifier «l'apocalypse» dans le pays. A la Ghouta orientale, où 700 combattants pro-régime ont été déployés en renfort selon l'OSDH, la Russie -également mise en cause par la commission ad-hoc de l'ONU- annonçait ce mercredi matin une nouvelle pause humanitaire mais tous les civils et rebelles se sont pas disposés à plier bagage.  

    Le rapport du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, le Jordanien Zeid Ra'ad al Hussein, accuse le régime syrien de planifier « l'apocalypse » dans son pays. Depuis sa prise de fonction en 2014, le Haut Commissaire n'a cessé de dénoncer les exactions du régime de Bachar al-Assad. En particulier, dans la banlieue assiégée de la Ghouta, près de Damas.

    Les affirmations par le gouvernement syrien qu'il prend toutes les mesures pour protéger les civils sont, selon le Haut-Commissaire, franchement ridicules: quand vous êtes prêts à tuer votre propre peuple si facilement, il est facile de mentir. Des critiques frontales rares de la part d'un officiel des Nations unies qui irritent certains pays occidentaux, rapporte notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche. Le Haut-commissaire a d'ailleurs déjà annoncé qu'il ne briguera pas un deuxième mandat cette année. Si je le faisais, a-t-il dit, cela reviendrait à supplier un genou à terre.

    Le convoi humanitaire entré lundi 5 mars dans la partie rebelle de la Ghouta orientale, aux portes de Damas, s'est retiré en début de soirée sans avoir livré toutes les aides. Courtesy of Syrian Red Crescent /via REUTERS

    La commission d'enquête dénonce l'implication des forces russes

    Hier mardi, c'était la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie -mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU- qui assurait que, après presque huit années de guerre, la violence à travers le pays avait atteint de nouveaux sommets. « Au cours des dernières semaines, la situation à Idlib, dans la Ghouta ou à Afrin, que nous appelions des bombes à retardement dans nos derniers rapports, et bien ces bombes ont explosé. Elles ont entraîné de nouvelles souffrances pour les civils. Encore une fois médiatisé partout dans le monde. Et encore une fois, le monde n'a pas été capable d'agir », déplorait son président Paulo Pinheiro.

    De même la commission assurait avoir de bonnes preuves de la responsabilité des forces russes dans le bombardement d'un marché près d'Alep, en novembre dernier. Il avait fait près de 80 morts. Cette commission accusait aussi le régime de Bachar al-Assad d'avoir mené une nouvelle attaque chimique dans la Ghouta, en novembre, à Harasta, rapporte notre correspondant à Genève,

    Le mandat de la commission d'enquête doit être renouvelé à la fin du mois par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU. Depuis sa création en 2011, ses membres n'ont jamais été autorisé à se rendre en Syrie. 

    Pour la première fois depuis novembre, un convoi humanitaire a pu pénétrer, lundi 5 mars, dans la zone de la Ghouta assiégée par le régime syrien. La distribution d'aides a été rapidement reportée, à cause de nouveaux bombardements. Mardi, la France et la Grande-Bretagne ont demandé une réunion en urgence du Conseil de sécurité. Cette réunion aura lieu ce mercredi 7 mars.

    ►Les civils refusent de quitter la Ghouta [témoignage]

    Le ministère russe de la Défense a annoncé qu'une nouvelle pause humanitaire débutait dans la poche de la Ghouta orientale et a assuré que certains rebelles retranchés dans cette zone étaient prêts à accepter l'offre de Moscou de partir avec leurs familles.

    Une information démentie par les groupes rebelles assiégés. Joint par RFI à la Ghouta, Oussama Al Omari, militant de l'opposition syrienne nous l'assure: les civils rejettent l'exode forcé. « La proposition russe est rejetée. Elle est rejetée aussi bien par les civils que par les factions combattantes. Si les rebelles avaient voulu quitter la Ghouta, ils l’auraient fait avant que ce carnage ne soit commis contre des innocents.
    Ici dans la Ghouta Orientale, les gens sont solidaires et attachés aux factions combattantes. Les civils refusent de quitter la Ghouta, ils rejettent l’exode forcé, comme cela a été le cas dans d'autres régions de Syrie.
    Et c’est la même chose pour les rebelles... Ils sont ici pour défendre leur famille et leur foyer. Personne ne va abandonner. Personne ne va tourner le dos à tout cela et accepter de sortir de la Ghouta. Tout le monde ici est attaché à sa terre. »

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.