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    Moyen-Orient

    Ghouta orientale: près d'une centaine de civils tués, «une vision d'horreur»

    media Des bombardements des forces syriennes à Saqba, zone rebelle de la Ghouta orientale, près de Damas, le 11 mars 2018. Mohammed EYAD / AFP

    Au moins 96 civils ont péri ce vendredi 16 mars dans des frappes aériennes dans la Ghouta orientale où les habitants continuent de fuir par centaines l'offensive du régime syrien.

    Au moins 96 habitants de la Ghouta orientale ont été tués ce vendredi, principalement dans des raids sur Saqba et Kfar Batna. Des raids attribués à l'aviation russe par l'Organisation syrienne de défense des droits de l'homme (OSDH).

    « Des familles de la Ghouta étaient en train de fuir, elles souhaitent être évacuées vers les zones contrôlées par le régime. Les bombardements des forces syriennes et de leurs alliés russes sont tellement intenses que ces familles ne pouvaient plus rester dans leur maison. Tous ces civils étaient rassemblés dans un même endroit à Kfar Batna, et c’est là qu’il y a eu une frappe de l’aviation russe. Une bombe incendiaire. Il y a des femmes et des enfants parmi les victimes », raconte Oussama al-Omari, un militant de l'opposition syrienne dans la Ghouta, décrivant des corps calcinés, « une vision d'horreur ».

    « Les forces du régime continuent de pilonner les villes et les localités de Ghouta orientale. Ce sont surtout les régions situées au centre de la Ghouta, qui sont le plus durement touchées. L’aviation russe utilise différentes armes et même de l’armement prohibés. Des bombes incendiaires sont larguées sur la Ghouta », poursuit Oussama al-Omari. Privés de nourriture et de matériel médical pour soigner les blessés, les civils de la Ghouta orientale « manquent de tout », rapporte-t-il.

    Le ministère russe de la Défense dément

    L'armée russe se défend quant à elle d'être intervenue ce vendredi dans la Ghouta orientale. « L'aviation russe n'a aucune mission militaire et n'en a effectué aucune » dans cette région, a assuré le ministre russe de la Défense, cité par les agences de presse officielles.

    Depuis le début de l'assaut lancé le 18 février dernier par le régime de Bachar el-Assad soutenu par son allié russe contre cet ultime bastion rebelle situé aux portes de Damas, les forces gouvernementales ont repris 70 % de la région. Vendredi, elles ont reconquis la ville de Jesrine, au sud-est de la Ghouta, précise notre correspondant dans la région, Paul Khalifeh.

    Les civils syriens fuient par milliers l'enclave assiégée : 20 000 civils ont quitté la Ghouta ces dernières 48 heures selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme ; 40 000 selon l'ambassadeur syrien à l'ONU. L'ONU qui craint pour la vie de ces civils, rapporte notre correspondante à New York, Marie Bourreau.

    Derrière cette querelle de chiffres, il y a surtout la survie de ces milliers de civils contraints à un exode forcé. Faute d'accord avec le régime et la Russie, l'ONU n'a pas d'équipe sur le terrain pour vérifier que ces évacuations se déroulent dans de bonnes conditions de sécurité. Les diplomates craignent que le régime syrien n'en profite pour éliminer ses opposants.

    Le Conseil de sécurité s'en tient donc strictement à la nécessaire mise en oeuvre de la résolution 2401 pour une trêve d'un mois, votée le 24 février dernier et jamais appliquée. Cette dernière prévoit uniquement l'évacuation des blessés et des malades des zones enclavées.

    « Nous devons tout faire pour éviter que la Ghouta orientale ne devienne pas chaque jour un peu plus un cimetière à ciel ouvert », s'est ému l'ambassadeur français François Delattre qui a rappelé que l'urgence absolue se résumait à trois point : un changement d'attitude « radical » de Moscou pour aider à l'expulsion des terroristes désignés comme tels par les Nations unies, un accès facilité à l'aide médicale et humanitaire dans les zones enclavées et surtout la possibilité pour les Nations unies de mettre en place un dispositif de suivi quotidien de la situation sur place.

    En près d'un mois de bombardements, au moins 1346 civils, dont 270 enfants, ont été tués et des milliers blessés, selon un bilan de l'OSDH.

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