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    Moyen-Orient

    Syrie: Erdogan affirme que le centre-ville d'Afrin est sous contrôle

    media Des civils fuient Afrin, dans le nord de la Syrie, le 18 mars 2018. George OURFALIAN / AFP

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé ce 18 mars que des combattants syriens soutenus par Ankara avaient pris le contrôle total du centre-ville d'Afrin, bastion kurde dans le nord-ouest de la Syrie. La Turquie va vivre un « cauchemar », ont réagi les combattants kurdes. Ils annoncent une nouvelle phase dans le conflit : une bataille pour reconquérir leur territoire.

    Des unités des Forces syriennes libres, soutenues par les forces armées turques, ont pris le contrôle total du centre-ville d'Afrin, en Syrie, ce dimanche 18 mars au matin, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan. La ville était le principal objectif de l'offensive lancée le 20 janvier dernier par la Turquie contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG).

    « Depuis 8h30 ce matin, le centre-ville d’Afrin est sous le contrôle des membres des Forces syriennes libres, qui ont été soutenues par les militaires turcs. En ce moment, le drapeau turc flotte là-bas ! Le drapeau des forces syriennes libres flotte là-bas ! Le maillon des forces terroristes a été rompu de tous les côtés, et nous allons détruire, étape par étape, les chaînons qui restent ! Nous allons mettre fin à leur jeu ! », a déclaré le président turc lors d'une cérémonie.

    L'état-major turc a également publié sur son compte Twitter une vidéo montrant un soldat accrochant un drapeau turc au balcon d'un bâtiment. Ankara considère les YPG comme une organisation « terroriste », alors que ces combattants kurdes sont soutenus et armés par Washington pour combattre le groupe Etat islamique (EI).

    Recep Tayyip Erdogan a aussi affirmé qu'un « grand nombre de combattants kurdes ont fui la queue entre les jambes ». Selon les chiffres de l'armée turque, 46 soldats turcs ont été tués depuis le lancement de l'offensive sur Afrine, baptisée « Rameau d'olivier ».

    Ville fantôme

    Il n’y a pas eu de véritable bataille dans la ville de Afrin, commente notre correspondant régional, Paul Khalifeh. Les soldats turcs et leurs supplétifs syriens sont entrés dans une ville désertée par ses habitants et par les combattants kurdes. Avec l’approche de l’armée turque, plus de 200 000 civils ont quitté précipitamment la ville à partir du 14 mars. Ils se sont réfugiés dans les régions contrôlées par le gouvernement syrien, au nord d’Alep.

    Les combattants kurdes ont résisté aux entrées de Afrin avant de se retirer aussi vers la zone gouvernementale. Quelques heures après leur entrée dans la ville, des combattants syriens et des soldats turcs se sont déployés dans l'ensemble des quartiers, tirant en l'air et paradant pour célébrer leur victoire.

    Ils se sont ensuite livrés à un pillage systématique des maisons, des commerces et des biens laissés sur place par les habitants dans leur fuite. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), des journalistes et des médias pro-régime ont fait état de magasins pillés, de voitures volées et d’entrepôts de nourriture et de marchandises vidés par des miliciens appartenant notamment à la brigade Hamza, d’obédience turque. Le butin a été chargé pêle-mêle dans des pick-up qui sont sortis de la ville, suivis par des tracteurs tirant des voitures volées.

    Plusieurs dizaines de civils ont été tués dans la région d'Afrin depuis le lancement de l'offensive turque, selon l'OSDH. De son côté, Ankara dément viser les populations mais elle a bien l’intention de poursuivre ses manoeuvres tout au long de sa frontière pour déloger les YPG.

    Ma première réaction est d’ordre humanitaire...

    Salah Alamdari, du Parti de l'unité démocratique kurde d'Afrine 18/03/2018 - par RFI Écouter

     

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