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    Moyen-Orient

    [Reportage] En Egypte, la présidentielle n'enthousiasme guère

    media Abdel Fatah al-Sissi, candidat à une élection présidentielle dont l'issue ne fait pas de doute. Au Caire, le 19 mars 2018. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

    L'issue de l'élection présidentielle en Egypte, dont le premier tour commence lundi 26 mars, ne fait aucun doute. Après avoir écarté tous ses adversaires, Sissi va être réélu haut la main. En revanche, le taux de participation pourrait être ridiculement bas en raison du manque d’enjeu et de la perte de popularité du raïs. Pour encourager la population à aller voter, les soutiens de Sissi font campagne.

    Avec notre correspondant au Caire, François Hume-Ferkatadji

    Il préfère ne pas dire son nom. Ce commerçant tient une droguerie dans l’une des rues principales d’Ismaïlia. Gêné, il indique qu’il n’est pas contre Sissi, mais pas pour non plus. Ce qui est certain c’est qu’il n’ira pas voter ce lundi. « Pourquoi j'irais voter pour l'élection ? On connaît déjà le résultat. Mon vote ne va rien changer, affirme-t-il. J'aurais espéré avoir une élection avec beaucoup de candidats et pouvoir vraiment choisir en un. Là, on a juste un candidat et un autre dont on n'a jamais entendu parler. »

    → (RE)LIRE : Présidentielle en Egypte: rencontre avec le «candidat» Moussa Mostafa Moussa

    Au Caire, Mohanad el-Sangary, jeune journaliste indépendant, sourit lorsque qu’on lui pose la question du vote. « Bien sûr » il ne se déplacera pas non plus. D’ailleurs, il souhaite continuer à exprimer ouvertement ses opinions malgré les risques. « J’ai peur pour ma propre sécurité, je mentirais si je disais que ce n’est pas le cas, et en même temps, je crois que ne pas abandonner ses idées et ses valeurs est le plus important. Je sais les conséquences, je sais ce qui pourrait m’arriver et je l’accepte », confie-t-il.

    « Vous devez absolument aller voter »

    Face à ce manque d'enthousiasme, les soutiens du président font campagne dans tout le pays. C'est le cas à Ismaïlia, où une réunion publique autour de la candidature de Sissi a été organisée. Le docteur Ahmed Abdel Edy, chef du petit parti Shabab el-Misr, à la tête d’une des cinq campagnes populaires, attendait plus de 2 000 personnes. Finalement, et malgré des annonces à la télévision, l’amphithéâtre de la bibliothèque publique de cette ville du nord-est de l'Egypte ne compte pas plus d’une trentaine de personnes. Derrière la tribune, une banderole avec une grande photo de Sissi sur lequel on peut lire : « Avec vous pour l’Egypte »

    Après l’intervention de quelques figures de la ville et d’un prêtre copte, le docteur Ahmed, dans son costume à carreaux, se lève et agite les bras. « Ce meeting aujourd’hui n’est pas pour soutenir Sissi mais pour soutenir le pays, clame-t-il. Vous devez absolument aller voter, ne pensez pas que c’est joué d’avance, ne soyez pas dilettante, sinon les médias étrangers et les ONG vont dire que nous sommes une dictature. »

    A la sortie, les soutiens de Sissi défendent le bilan du président. Très peu de jeunes, et plutôt des femmes. « Depuis le début, il défend les forces armées égyptiennes, et je le soutiens surtout parce qu'il a réalisé beaucoup de projets, il a fait avec les jeunes, tout ça... il a fait plein de choses pour le pays », assure Assia Zakaria, vêtue d'un niqab noir et portant un enfant dans les bras.

    L'absence de programme de leur mentor n’inquiète ces supporters. Ils affirment que Sissi agit d’abord, puis explique après, contrairement aux autres hommes politiques. Malgré ces efforts, plus de 150 personnalités politiques dans le pays ont officiellement appelé au boycott des élections, dénonçant un climat de terreur, et un plébiscite.

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