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    Moyen-Orient

    Présidentielle en Egypte: un seul enjeu, la participation

    media Devant un bureau de vote au Caire, le 25 mars 2018. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

    Veille d’élection présidentielle en Egypte. A partir de ce lundi 26 mars et pendant trois jours, les Egyptiens sont appelés aux urnes pour élire leur président. Le sortant Abdel Fattah al-Sissi brigue un second mandat de quatre ans. Un seul candidat s’est présenté face à lui.

    L’Egypte se prépare à voter sous le regard d’un homme qui sourit sur des milliers d’affiches et de banderoles. Cet homme, c'est le président Abdel Fattah al-Sissi. La plupart des affiches électorales à son effigie ne sont pas celles d’une campagne officielle, elles ont été financées par des entreprises ou des particuliers qui expriment ainsi leur soutien.

    Il faut bien chercher au Caire pour trouver des affiches de l’autre candidat, Moussa Mostafa Moussa. Un candidat peu connu. Jusqu’à l’annonce de sa candidature, il soutenait ouvertement le président Sissi, rappelle notre envoyé spécial au Caire, Nicolas Falez. La présence de ce deuxième candidat ne fait pas oublier que plusieurs personnalités politiques ont été écartées ou incitées à se retirer de la course présidentielle ces derniers mois.

    La fulgurante carrière politique du maréchal al-Sissi

    Abdel Fattah al-Sissi a dirigé les renseignements militaires égyptiens mais son parcours s’accélère après la Révolution de 2011 et l’élection d’un président Frère Musulman, Mohammed Morsi. Abdel Fattah al-Sissi devient alors ministre de la Défense, puis en 2013 il participe activement au renversement du président Morsi et à l’écrasement de la confrérie islamiste, rappelle notre envoyé spécial, Nicolas Falez.

    Le maréchal Sissi devient le président Sissi lors de l’élection de 2014. Son premier mandat est marqué par la mise à l’écart des opposants et de tous ceux qui pourraient faire entendre un discours critique : défenseurs des Droits de l’Homme, journalistes, avocats.

    Abdel Fattah al-Sissi a lancé de grands travaux d’infrastructure et mis en œuvre des réformes économiques demandées par le Fonds monétaire International, avec pour conséquence une dévaluation de la livre égyptienne et une forte inflation.

    Mais dans un pays régulièrement frappé par le terrorisme, c’est la sécurité et la stabilité qui dominent le discours du président sortant, ce qui lui vaut les louanges de ses partisans et aussi un solide soutien international.

    « Une pièce de théâtre absurde »

    Il n’y a donc pas eu de débat politique avant cette présidentielle. 150 personnalités politiques ont officiellement appelé au boycott de l’élection malgré les menaces des autorités contre ceux qui lancent de tels appels. Elles estiment que le pluralisme et la liberté d’expression ne sont pas respectés. Hamdeen Sabahi, figure de la gauche nasserienne et candidat à la présidentielle égyptienne en 2012 puis en 2014, est l'un d'eux. « Il ne s'agit pas de vraies élections, mais d'une pièce de théâtre absurde, sans véritable liberté, sans candidat », affirme-t-il.

    « Nous voulons que Sissi soit démasqué et que soient dévoilées son poids électoral réel et sa popularité qui a chuté de façon très claire, explique Hamdeen Sabahi. Celui qui est satisfait de sa vie sous ce pouvoir qu'il aille aux élections, peu importe pour qui il vote. Ceux qui souffrent de la pauvreté, de la vie chère, du despotisme et du manque de dignité, nous leur demandons de rester chez eux et de boycotter ces élections. »

    C'est le cas de ce commerçant qui tient une droguerie dans l’une des rues principales d’Ismaïlia. Gêné, il indique à notre correspondant François Hume-Ferkatadji qu’il n’est pas contre Sissi, mais pas pour non plus. Ce qui est certain c’est qu’il n’ira pas voter ce lundi. « Pourquoi j'irais voter pour l'élection ? On connaît déjà le résultat. Mon vote ne va rien changer. J'aurais espérer avoir une élection avec beaucoup de candidats, et pouvoir vraiment en choisir un. Là on a juste un candidat et un autre dont on n'a jamais entendu parler. »

    Seul enjeu : la participation

    Faute de suspense électoral, l’enjeu sera celui de la participation, même avec un scrutin se déroulant sur trois jours. « Sissi espère au moins atteindre le niveau de participation de 2014 qui était d'un peu plus de 40 %. Comme il se présente comme le seul rempart contre le terrorisme et le chaos, il est possible que la population aille voter pour lui manifester son soutien », estime Nathalie Bernard-Maugiron, directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et spécialiste du droit contemporain des pays arabes.

    Le scrutin se déroulera sous haute surveillance alors qu’un attentat à la bombe a eu lieu samedi matin à Alexandrie, dans le nord de l’Egypte.

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