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    Moyen-Orient

    Présidentielle en Egypte: les pro-Sissi veulent de la sécurité avant tout

    media Dans les rues du Caire, les portraits géants du président Sissi sont omniprésents. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

    Trois jours de scrutin présidentiel à partir de demain. Le président Abdel Fattah al-Sissi brigue un deuxième mandat de quatre ans. Face à lui, un seul autre candidat : Moussa Mostafa Moussa qui s'est présenté à la toute dernière minute. D'autres personnalités plus connues des électeurs égyptiens avaient pensé à se présenter ces derniers mois, avant de renoncer ou d'être écartées de la course. RFI a suivi les dernières heures de la campagne organisée par les partisans du président sortant.

    C'est un quartier éloigné du centre du Caire. D'immenses banderoles à l'effigie du candidat Sissi décorent la petite place où des chaises en plastiques ont été disposées. Beaucoup sont d'ailleurs restées vides, constate notre envoyé spécial au Caire, Nicolas Falez.

    Dans l'assistance, il y a Ali Saad, un plombier de 35 ans, lyrique lorsqu'il évoque le président sortant. « Dans l'histoire de l'Egypte moderne et dans l'histoire du monde, on retiendra que les Egyptiens honnêtes - avec le soutien du monde arabe - avaient le devoir de choisir le président Abdel Fattah al-Sissi, président de la République arabe d'Egypte. Sans lui, la sécurité nationale, arabe et régionale serait menacée... »

    La sono joue des chansons patriotiques, mais aussi des morceaux plus récents à la gloire de l'Egypte et de son président. « La sécurité, la sécurité, un point, c'est tout. Parce que la sécurité vient avant tout le reste. S'il y a la sécurité, il y a développement, stabilité, économie. Nous n'en avons pas fini avec le terrorisme mais il est cerné. Nous lutterons contre le terrorisme jusqu'à ce qu'il soit complètement vaincu, si Dieu le veut », se confie Mohammed Saïdi, un député qui soutient Abdel Fattah al-Sissi, et qui partage son discours sécuritaire.

    Le spectre de l'abstention

    A Ismaïlia, à une heure et demie de route du Caire, le docteur Ahmed Abdel Edy, chef du petit parti Shabab el-Misr, à la tête d'une des cinq campagnes populaires, attendait plus de 2000 personnes pour une réunion publique autour de la candidature de Sissi. Finalement, et malgré des annonces à la télévision, l'amphithéâtre de la bibliothèque publique d'Ismaïlia ne compte pas plus d'une trentaine de personnes, rapporte notre correspondant, François Hume-Ferkatadji. Derrière la tribune, une banderole avec une grande photo de Sissi sur lequel on peut lire : « avec vous pour l'Egypte ».

    Après l'intervention de quelques figures de la ville, et d'un prêtre copte, le docteur Ahmed, dans son costume à carreaux, se lève et agite les bras. « Ce meeting aujourd'hui n'est pas pour soutenir Sissi mais pour soutenir le pays », clame-t-il. « Vous devez absolument allez voter, ne pensez pas que c'est jouer d'avance, ne soyez pas dilettantes, sinon les médias étrangers et les ONG vous dire que nous sommes une dictature. »

    A la sortie, les soutiens de Sissi défendent le bilan du président. Très peu de jeunes, et plutôt des femmes. Cette mère de famille, Assia Zakaria, porte un niqab noir et un enfant dans les bras. « Depuis le début, dit-elle, il défend les forces armées égyptiennes, et je le soutiens surtout parce qu'il a réalisé beaucoup de projets, il a fait avec les jeunes, tout ça... Il a fait plein de choses pour le pays. »

    L'absence de programme de leur mentor n'inquiète ces supporters. Ils affirment que Sissi agit d'abord, puis explique après contrairement aux autres hommes politiques. Malgré ces efforts, plus de 150 personnalités politiques dans le pays ont officiellement appelé aux boycott des élections, dénonçant un climat de terreur, et un plébiscite.

    L'autre message martelé par le camp présidentiel, c'est que les électeurs doivent se mobiliser. Or, l'absence de suspense pourrait peser sur la participation.

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